Lors de son adresse à la nation le Chef de l’Etat, Macky Sall avait annoncé le recrutement d’un quota spécial de 5000 enseignants pour la préscolaire, le primaire, le moyen, le secondaire et l’enseignement arabe. Les réactions n’ont pas manqué à la suite de cette annonce. A cet effet une rencontre en visioconférence sera tenue avec les acteurs de ce secteur. Selon Abdou Faty le SG du SELS/A qui va prendre part cette rencontre, « c’est une question extrêmement importante. Les enseignants de la liste d’attente du CREM ont manifesté leur intérêt pour dire naturellement, avec responsabilité qu’on règle ce problème en allant pas chercher loin. Parce que pour être enseignant c’est organisé par un décret, pour que ce soit efficace il faut aller vers un concours. Rien ne presse. Au moment où je vous parle, 2000 enseignants sont en formations et seront opérationnels au mois de janvier. On pourra augmenter le quota au niveau des écoles de formation…. ». Cependant les syndicats de l’éducation n’adhèrent pas et ne comptent pas le faire pour un quelconque recrutement à la va vite, basé sur le quota sécuritaire, dans des travers des ailes de dindes. « Il y va de notre crédibilité, de la crédibilité du système éducatif….Les associations qui se battent pour l’éducation seront à nos côtés, si on sent que forfaiture sera tenté. On va se dresser comme un seul pour barrer la route à cela .Nous exigeons donc un recrutement transparent…..Nous prendrons nos responsabilités quitte à paralyser le système éducatif », a –t- il tenu à avertir.
