Dans le cadre du marathon budgétaire à l’Assemblée nationale, le Garde des Sceaux, ministre de la justice est présentement en face des parlementaires pour défendre son projet de budget pour l’année 2022.
Dans le document présenté aux députés, il a été arrêté à 71 839 549 729 FCFA en autorisations d’engagements mais aussi en crédits de paiements. Le budget du département de Me Malick Sall sert par exemple à financer le pilotage, la coordination et la gestion administrative, ainsi que la justice judiciaire, l’administration pénitentiaire, les droits humains, la bonne gouvernance, entre autres programmes. Et son adoption, après débat, devrait alors passer comme une lettre à la poste à supposer bien sûr qu’il soit adopté à la majorité, à l’Assemblée nationale, ce vendredi.
L’État investit plus de 19 milliards dans l’Administration pénitentiaire.
Dans le projet de budget du ministère de la Justice, l’Administration pénitentiaire s’est taillée la part du lion. Pour l’exercice 2022, les crédits dudit programme sont évalués à 19 316 291 815 F CFA en autorisation d’engagement et en crédit de paiement.
Selon le document présenté aux députés, l’enveloppe est en hausse par rapport à l’année dernière. Et par nature économique des dépenses, les crédits sont inégalement répartis. Le budget consacré aux dépenses de personnel est estimé à 8 885 595 820 F CFA, alors que l’acquisition de biens et services est évaluée à 5 630 695 995. L’enveloppe dédiée aux transferts courants s’élève à 500 000 000 F CFA et les investissements exécutés par l’État sont estimés à 4 300 000 000 F CFA. « Pour le programme ‘’Administration pénitentiaire’’, celui-ci vise l’amélioration des conditions de vie en milieu carcéral, par une meilleure prise en compte des droits fondamentaux des détenus », a dit le rapporteur. Le renforcement de moyens d’intervention performants a été pris en compte. Le bracelet électronique est en voie d’être mis en place…
