Ils sont au nombre de 126 pénalistes conviés pour se pencher sur l’importance de l’accès à la protection sociale. La conférence internationale de Dakar qui se tient dans un contexte post covid-19 à Diamniadio du 15 au 16 mars, initiée par l’Association internationale de la Mutualité, a comme thème : « Réaliser la couverture santé universelle en Afrique par les mutuelles articulant des partenaires nouveaux entre mouvements sociaux, acteurs et pouvoirs publics. »
Selon André Démba Wade, le président des cellules des CMU, « la CMU c’est un ambitieux programme qui va faciliter l’accès aux soins de bonne qualité et à moindre coût. Aujourd’hui nous sommes fiers de voir la volonté politique et l’implication de l’État du Sénégal qui accompagne le développement de la CMU », fera-t-il savoir. Bocar Thiam le directeur général de l’Agence de la couverture Maladie Universelle, est revenu sur les efforts consentis par l’État du Sénégal pour réaliser les objectifs qui ont été fixés. Selon ses dires, « plus de 3 millions de sénégalais bénéficient de cette couverture maladie ». La transformation de l’agence CMU en caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) publique avec un repositionnement de cette dernière comme assureur principal et qui peut faire une délégation de gestion auxOrganisations mutualistes sur la base d’un contrat de performance. Il y a aussi la mise en place de l’Office national de la Mutualité sociale qui se chargera du contrôle du fonctionnement des organisations mutualistes et de la surveillance de leur situation financière ainsi que leur solvabilité et l’intégration d’une modalité d’obligation à l’adhésion à un régime de couverture du risque maladie (systématisation des cotisations à travers des mécanismes incitatifs).Le renforcement de la professionnalisation des organisations mutualistes, leur restructuration avec un relèvement du pooling à l’échelle départementale qui leur permettra d’être plus fortes et capables d’assurer la délégation de gestion. Le basculement des initiatives de gratuité dans le système assurantiel est aussi prévu. La mise en place d’un système informatisé robuste à travers la mise en œuvre du SIGICMU permettra de formaliser la CMU et l’atteinte des objectifs. Les participants vont se pencher durant deux jours sur ces sujets et vont apporter leurs contributions qui permettront sans aucun doute aux autorités politiques d’améliorer la prise en charge des groupes vulnérables dans les pays africains.
