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Impôts sur les revenus : « 7 points du protocole d’accord sont scrupuleusement respectés » (Abdoulaye D. Diallo, Ministre)

Tous les syndicats du G7 ont lancé un nouveau plan d’action pour dénoncer, selon eux, « un non-respect du protocole d’accord du 26 février dernier ». Il s’agit ainsi d’une série de débrayages, d’une grève totale, de boycott des évaluations des examens des cellules pédagogiques et des conseils de classes et cerise sur le gâteau, la rétention d’information administratives. Ce qui a suscité la réaction du gouvernement qui a tenu un point de presse. Une série d’actions condamné par le ministre en charge des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.

Ce dernier dira ne pas comprendre l’empressement des syndicalistes à déterrer la hache de guerre sans même avoir attendu de percevoir leur bulletin de salaire. Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a tenu à recadrer les syndicalistes qui disent avoir constaté que les augmentations tant attendues sur leurs salaires n’étaient pas effectives. Les enseignants reprochent à l’Etat d’avoir effectué des retenues sur leurs revenus mensuels . Abdoulaye Daouda DIALLO a ainsi demandé aux enseignants « d’attendre de percevoir leurs bulletins de salaire pour relever les points respectés et ceux non respectés, avant d’aller en gréve. »

Le ministre déplore les actes posés par les syndicalistes après l’accord signé entre l’Etat et eux. ‘’Excepté l’indemnité représentative de logement défiscalisée allouée aux enseignants à compter du 1er mai 2022, toutes les autres (indemnités) sont fiscalisées. Cela est contenu dans cet accord’’, a précisé le ministre. Il s’agit des indemnités relatives à la prime scolaire ; celle dite spéciale d’enseignement ; de celle de contrôle et d’encadrement pédagogique ; de celle de recherche documentaire et de surcharge horaire ; mais aussi la revalorisation du point indiciaire de 5 points.

Ainsi, toujours selon le ministre,  » 7 points du protocole d’accord sont scrupuleusement, respectés. Par principe un revenu a vocation à être fiscalisé. Sous ce rapport, il est clairement indiqué que les montants qui font l’objet d’une augmentation ne sont pas exemptés d’impôt. Un impôt au Sénégal ne peut dépasser 43% du revenu. Et c’est le montant le plus élevé. Donc, en aucune façon un enseignement ne peut être imposé à ce niveau (50%), c’est impossible’’, a déclaré le ministre. Objectivement, ajoute-il  » en ce qui concerne le gouvernement rien n’a été omis concernant les termes de ce protocole d’accord signé avec les syndicalistes. Abdoulaye Daouda DIALLO dira constater la situation ‘’avec beaucoup de regrets’’. Des regrets parce que selon lui,  » le bon comportement aurait voulu que les syndicalistes de l’enseignement attendent de recevoir des salaires pour apprécier. Jamais dans l’histoire syndicale du Sénégal on a eu à enregistrer une telle augmentation de salaire. Tout ce qui sera encore dans nos possibilités de prendre en charge les éléments d’amélioration du système éducatif, on va le faire. » Car dira le ministre, « C’est un effort financier sans précédent qui a été fait en faveur des enseignants. Cette augmentation ne concerne que 2022-2023. A partir du 1e janvier 2024, d’autres augmentations suivront’’ a précisé le ministre Abdoulaye Daouda Diallo.

Par conséquence, d’aprés ADD, « l’incidence financière de cet accord fait que le budget de l’enseignement est passé à 673 milliards 150 millions de francs. Ce qui fait que les trois budgets des départements en charge de l’éducation ; de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, font plus de 1000 milliards de nos francs » a-t-il annoncé.  

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