
Privatisée entre 2005 et 2015 sous le nom de Sunéor avant d’être rationalisé, la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal est en eaux troubles. Une situation financière plutôt critique qui pousse le Syndicat des Travailleurs des industries de corps gras de l’huilerie de sortir de leur réserve pour alerter les autorités. Thierno Birahim Diallo , le porte-parole du jour annonce « Des centaines de bidons d’huile raffinée sont estoqués dans les magasins actuellement parce que invendus. C’est un paradoxe. Et nous interpellons les autorités sur cette situation qui risque de mener à la faillite la société nationale ». Les membres du syndicat des travailleurs des industries de corps gras et activités similaires du Sénégal ont ainsi étalé leurs ras le bol devant le mutisme des autorités étatiques qu’ils accusent d’être à l’origine de leur problème. « On ne voir pas de camions déchargeaient des graines dans nos établissement faute de fournisseurs de graines. La commercialisation de l’arachide ce décret nous l’avons dénoncé. Il n’a pas été changé mais le ministre de l’Agriculture a osé mettre en circulation un arrêté », déplore –t- il. Une circulaire administrative du ministère de l’Agriculture autorisant les exportations d’arachide qui date du 9 janvier 2023. Cette décision du Ministère de l’Agriculture, de l’Equipement Rural et de l’Autosuffisance Alimentaire annonce qu’ il est « exceptionnellement autorisé une expédition partielle de 80 % des quantités effectivement trouvées dans les entrepôts et sites de réception des exportateurs de graines, si les exigences sanitaires et phytosanitaires sont respectées ». Ces travailleurs demandent ainsi un plan de relance. « Il nous faudrait un budget global de 100 Milliards de FCFA pour mettre en marche toutes nos unités de production. Mais dans un premier temps il nous faut 20 Milliards parce que c’est l’énergie qui coute chère à la SONACOS. Les centrales ne fonctionnent plus. Il faut aussi organiser la filière arachidière et respecté le décret du président de la république qui date de 2010 pour nous sortir du gouffre », ajoute le porte-parole du jour des travailleurs qui ont fait face à la presse hier dans les locaux de la SONACOS de Bel Air.
