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Concours Général : Et si on parlait d’excellence et de réussite (Ibra Fall )

Concours Général : Et si on parlait d’excellence et de réussite(Ibra Fall )

« Mes ennemis, ma foi, me font beaucoup d’honneur : ils s’acharnent après moi comme si j’avais de l’avenir ! » Sacha Guitry

Le Sénégal a respecté la tradition en célébrant ses meilleurs  élèves à travers la cérémonie de remise des prix du Concours Général qui s’est tenue au Grand Théâtre, ce jeudi 02 Août 2018, sous la présidence de son Excellence Monsieur Macky Sall President de la République.
Lors de l’édition de 1980, devant une audience auguste, composée de têtes laineuses et rehaussée par la présence du président Léopold Sédar Senghor, Monsieur  Abdoulaye Sy professeur de lettres a réussi à « passer entre le marteau et l’enclume » en prononçant le cours inaugural traitant du thème : La fonction et le rôle  de l’enseignant. Il a rendu un vibrant hommage à l’enseignant en décrivant un métier qui est pénible autant qu’il est essentiel, et dont l’une des grandes joie, celle d’enseigner, est sans conteste le sentiment d’essentialité sartrien qui naît de la conscience d’être un dévoilant.
Cette année, une facette du dévoilant fut découverte avec Madame Ndeye Astou Sylla Barre qui a prononcé le discours d’usage sur le thème: « Ressources numériques éducatives: opportunités et perspectives ». Madame Barre, tous les jours de l’année scolaire, se déplace en moto de  Kédougou à Bandafassi pour dispenser ses cours donnant ainsi un bel exemple d’un professeur engagé. Celui la même à qui, le Professeur Abdoulaye Sy rendait hommage trente-huit années plus tôt.
Nous félicitons ceux qui ont remporté des prix ou des accessits. Nous encourageons également  les autres qui, malgré leur  mérite et leurs efforts n’ont pu accéder au podium. “L’important, c’est de participer ” disait  le Baron de Coubertin. Dans le cas du Concours Général, participer n’est pas une mince affaire, car elle nécessite la réalisation d’une double performance en obtenant à la fois, une moyenne générale de 12 sur 20 et une moyenne de 14 sur 20 dans la discipline choisie. C’est déjà un grand mérite.
Ces élèves ont accepté, volontairement, de se soumettre à des épreuves d’un niveau élevé, assez relevé et dont le classement du candidat est déterminé par le nombre de points obtenus  dans les disciplines où  il a reçu une distinction, c’est à dire un prix ou un accessit. En France, d’où il tire son origine, le concours ne donne pas d’avantage particulier, même s’il est un plus au sein d’un dossier scolaire pour prétendre à des classes préparatoires par exemple ; il est ainsi résumé par Maurice Druon, président de l’association des lauréats du concours général en 1973 : « Une aristocratie qui ne se transmet que par le sang des livres, se prouve par un effort de six heures et qui ne donne droit à rien. Une preuve de valeur, et voilà tout.»
Le Concours Général est destiné aux élèves et non aux établissements dont le classement introduit en 2011, a été supprimé par l’arrêté du 20 février 2018 en son article 17 car, il ne repose sur aucun texte et risque de reléguer au second plan les performances des élèves.

Ibra Fall

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