Après des mois de dure labeure, le maire de la commune de Mlomp, Papiss Ansoumana Diemé a procédé hier à la récolte de ses 2 hectares de riz. Une occasion saisie par l’autorité municipale de porter une plaidoirie pour les producteurs de riz de la zone casamaçaise, particulièrement le village de Mlomp qui malgré leur manque de moyen ont réussi à emblaver de bonne production.
Il a également évoqué que jusque-là les cultivateurs de Mlomp utilisent l’outil rudimentaire, le kadiandou pour la culture du riz. « Notre agriculture est aujourd’hui confrontée à beaucoup de difficultés liées au manque de moyens. Et j’en suis sûr que l’exploitation de nos 11000 hectares en culture du riz pourrait nous aider à apporter une forte contribution sur ce qui est de l’autosuffisance en riz non seulement dans la Casamance, mais au niveau de toute l’étendue du territoire national », a estimé Papiss Ansoumana Diemé, lançant un appel d’aide à l’endroit des autorités pour que ces riziculteurs puissent troquer le Kadiandou contre le tracteur.



Au-delà de sa dimension humaine, ce geste du maire constitue également un exemple parfait à l’endroit des jeunes qui tentent l’émigration clandestine. « En tant que jeune maire, il fallait que je montre un exemple aux populations que l’agriculture est très importante surtout pour les jeunes qui empruntent la voie périlleuse. Alors que rien n’est encore sûr que vous trouverez du bon boulot à l’étranger », a-t-il prodigué à sa jeunesse, assurant qu’avec l’aide des bonnes volontés l’exploitation de leur 11000 hectares rizicoles va régler définitivement le phénomène de l’émigration clandestine.


