
Le projet a bénéficié d’un appui financier du National Démocratic Institute (NDI) qui entre dans le cadre du Programme ( Nietti élections ) (trois élections, en wolof) de l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID) selon Moussa Thiaré, le président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes en situation de handicap (FSAPH). Pour lui, » l’idéal démocratique ne peut être atteint en excluant une frange importante de la population.
»Nous pensons que l’atteinte des objectifs de développement durable dont le principe majeur ne laisse personne en rade ne saurait être possible si les personnes en situation de handicap particulièrement celles de la région de Kaolack, n’ont pas la possibilité de participer aux élections » a dit M.Thiaré pour qui, les élections constituent un des moments les plus forts pour mobiliser des énergies, des ressources. C’est la raison pour laquelle dit-il, que la FSAPH a opéré des changements allant dans le sens de quelques modifications du code électoral à travers un plaidoyer fort allant dans le sens d’améliorer l’accessibilité au vote des personnes en situation de handicap.
»Pour l’article 69, s’il était question de permettre à la personne handicapée de voter dans son lieu de vote, il est maintenant question pour elle de voter dans le bureau qui lui est le plus accessible. En d’autres termes, si elle n’est pas en mesure de voter dans son bureau de vote originel, elle peut, en toute légalité, choisir n’importe quel bureau de vote accessible dans le centre pour y voter » , a-t-il précisé ajoutant que la même faveur est accordée aux albinos qui ne peuvent pas rester longtemps au soleil d’être dispensés des longs rangs
Par rapport à l’assistance, les nouvelles dispositions du code électoral, qui constituent des acquis qu’il faudra vulgariser, permettent à la personne vivant avec un handicap, à travers l’article 80, de se faire assister, soit par une personne de son choix ou par les forces de défense et sécurité a conclu M. Thiaré.
