S’exprimant lors du forum sur les défis et opportunités actuels du secteur énergétique au Sénégal, Moussa Alga Ndiaye, gérant chez ALGA a porté la plaidoirie des entreprises locales auprès des autorités.
« Je porte un plaidoyer de mon secteur en tant que chef d’entreprise, nous faisons face à d’énormes difficultés. Nous ne ressentons pas l’accompagnement des autorités en tant que chef d’entreprise local. Ce que nous demandons à partir de ce forum c’est d’appeler les autorités à avoir confiance aux entreprises locales, en nous réservant une bonne partie de la commande publique. Aussi, souhaitons qu’il nous serve de garanties au niveau des banques, les bailleurs pour pouvoir réussir dans ce secteur pour pouvoir déployer des projets d’envergure », a sollicité le chef d’entreprise, assurent que cela va leur permettre d’apporter leur pierre à l’édifice pour l’accès universel à l’électricité au Sénégal.
Dans le cadre de la contribution du mouvement des entreprises
professionnelles de l’énergie (MEPE) pour
l’accès universel à l’électricité, dit-il, l’entreprise ALAG a essayé à sa manière de développer une solution innovante pour l’accès universel à l’électricité, « nous avons constaté qu’au Sénégal, il n’y a plus de problèmes de production. Sénélec a une production de plus de 1800 mégawatts, donc ce qui pose problème, c’est d’accès à l’électricité, surtout en milieu rural. Et qu’il y a plus de 14000 localités qui sont toujours dans le noir qui attendent à être électrifié », a souligné M. Ndiaye estimant qu’il y a 61 % de taux d’accès à l’électricité au Sénégal un bon très très intéressant mais, poursuit-il, « je pense qu’il y a encore beaucoup à faire. Et pour pouvoir combler ce gap, on fait appel à tout ce qui est technologies nouvelles, innovation pour atteindre les villages qui sont épargnés de réseau électrique », a préconisé Moussa Ndiaye.
Ainsi, poursuit le patron de l’entreprise ALAG, » nous avons un programme et on a ciblé particulièrement des villages qui sont traversés par les lignes de hautes tension. Au Sénégal, on peut voir qu’il y a des centaines voire des milliers de villages qui cohabitent avec les lignes de hautes tension depuis des décennies. Ils voient chaque nuit des étincelles et ne touchent pas d’électricité. On a développé une solution avec des partenaires pour alimenter ces villages qui sont sous ces lignes », a-t-il conclu.
