
Dans une déclaration virulente rendue publique ce mardi 08 juillet 2025 et lue à Sunugox , l’ancien député Thierno Bocoum a vivement réagi à la convocation du chroniqueur Badara Gadiaga par la section de la cybercriminalité. À travers un texte au ton sans équivoque, il dénonce ce qu’il qualifie de tentative d’intimidation à l’égard d’une voix dissidente, et pointe directement du doigt « le juriste de Pastef », responsable selon lui d’une interprétation « offensante » du verdict dans l’affaire Ousmane Sonko.
« S’il y a bien une personne qui devrait être entendue aujourd’hui, ce n’est pas Badara Gadiaga, mais le juriste de Pastef qui, sans trembler, a interprété la condamnation pour corruption de la jeunesse en y voyant un lien entre un client et une prostituée », affirme Thierno Bocoum.
Selon l’ancien député, ni le juge dans son verdict, ni l’article 324 du Code pénal sénégalais ne justifient une telle analogie. Il accuse le juriste concerné d’avoir publiquement porté atteinte à la dignité du leader de leur propre camp.
« C’est bien de là que vient le scandale, pas de ceux qui ont rapporté cette déclaration. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude », insiste-t-il.
Thierno Bocoum voit dans la convocation de Badara Gadiaga une nouvelle tentative de museler les voix libres. Il rapproche cette affaire à d’autres cas récents, notamment celui du journaliste Madiambal Diagne, estimant qu’il existe désormais une stratégie assumée d’effacement des opinions divergentes.
« Une volonté manifeste d’effacer toute voix discordante est totalement assumée. Ce régime est dangereux, non seulement par son incompétence, mais aussi par sa méchanceté et son irresponsabilité flagrante », déclare-t-il.
Pour finir , Thierno Bocoum se montre résolument déterminé à faire face au régime en place, qu’il accuse de dérive autoritaire. « Ils ne nous laissent aucun autre choix que de leur faire face. Le Sénégal ne deviendra pas une dictature. Ce pays restera une démocratie », martèle-t-il.
