Dans une récente déclaration, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a rappelé l’importance de la culture démocratique et de la responsabilité institutionnelle dans la gestion des crises politiques et médiatiques.

Se basant sur une expérience personnelle, Alioune Tine revient sur un épisode majeur de 2005 en Guinée-Bissau, lorsqu’un projet de coup d’État menaçait le processus électoral. « Des officiers proches de Kumba Yala voulaient empêcher la publication des résultats et prendre le pouvoir par la force », explique-t-il.
À cette époque, il avait alerté Doudou Wade, alors à la tête d’une délégation d’observateurs envoyée par le Président Abdoulaye Wade. « Grâce à la célérité de son intervention et à la mienne, nous avons pu empêcher le coup d’État et sauver le processus démocratique », souligne Alioune Tine, mettant en lumière ce qu’il qualifie de culture démocratique profonde, l’ADN de Doudou Wade.
Selon lui, cette expérience illustre que la démocratie se protège par la vigilance, l’expérience et le respect des institutions, et non par la dramatisation ou l’instrumentalisation politique des faits. « Quelqu’un qui veut réellement un coup d’État ne va pas l’annoncer sur une émission télévisée comme Faram Facce », précise-t-il.
Alioune Tine plaide donc pour laisser les institutions et les organismes professionnels de surveillance des délits de presse agir en priorité, afin de prévenir les dérives sans porter atteinte aux libertés fondamentales. Pour lui, c’est la meilleure manière d’éviter la police des idées et la criminalisation de la liberté de presse, notamment des opposants politiques.
Cette déclaration s’inscrit dans une vision plus large d’Afrikajom Center : celle d’un engagement en faveur de l’État de droit, du pluralisme politique et de la protection des institutions démocratiques, piliers essentiels du développement et de la stabilité du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.

