
Convoqué ce lundi 6 octobre 2025, à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, est ressorti libre de son audition. Son avocat, Me El Hadj Diouf, assisté de Me El Hadj Oumar Youm, a dénoncé devant la presse ce qu’il considère comme une « violation flagrante » des droits de son client et un « acharnement politique » dirigé contre les cadres de l’Alliance pour la République (APR).
« On a violé tous les droits de Pape Malick Ndour. Il n’a rien à se reprocher. Il n’a donné aucun ordre pour tuer, il n’a parlé à aucun nervi, ce n’est ni un criminel ni un assassin », a martelé Me Diouf, visiblement remonté. Selon lui, l’audition a été brève car les enquêteurs n’avaient « aucun élément probant » à opposer à l’ancien ministre.
L’avocat a également contesté la procédure elle-même, estimant qu’un ancien ministre ne devrait pas être convoqué de cette manière. « En tant que ministre, on n’aurait jamais dû le convoquer ici. Seule la Haute Cour de justice peut juger un ministre », a-t-il affirmé, dénonçant une volonté délibérée « d’humilier » son client.
Pour Me Diouf, cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large d’« acharnement systématique » contre les cadres de l’APR jugés gênants pour le pouvoir en place. « Ce grand économiste les empêche de dormir. Il dérange, comme tous les cadres de l’APR capables de porter la contradiction face à un gouvernement affolé », a-t-il déclaré, pointant l’« incompétence » des autorités actuelles dans la gestion des inondations, de la vie chère et du chômage des jeunes.
Me Diouf a en outre souligné que la convocation reposait uniquement sur une dénonciation, sans preuve tangible. « Les gendarmes ont montré qu’ils étaient incapables de produire la moindre preuve. La plainte de Pape Abdoulaye Touré, qui serait à l’origine de la procédure, a été écartée », a-t-il ajouté. Pape Malick Ndour, lui, a nié toute implication dans les violences qui lui sont reprochées.
Conséquence de l’absence de charges retenues contre lui, l’ancien ministre reste totalement libre de ses mouvements. « Il peut voyager dès cette nuit », a conclu Me Diouf, signifiant la fin des restrictions pour son client.
