
Le Secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, Dr Alpha Bâ, a présidé ce lundi à Diamniadio une réunion de haut niveau consacrée à l’examen du portefeuille de projets financés par la Banque islamique de développement (BID). Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affichée des autorités sénégalaises de renforcer la cohérence des interventions dans le secteur agricole.
« Sur instruction des plus hautes autorités du pays, nous nous sommes donnés comme tâche de passer en revue les différents portefeuilles. Il s’agit pour nous de voir quels sont les mécanismes possibles à poser pour une plus grande cohérence entre les interventions de nos partenaires, mais aussi entre les différents projets », a déclaré Dr Alpha Bâ à l’ouverture des travaux.
Face aux enjeux multiples qui traversent le monde rural, le Secrétaire d’État a insisté sur la nécessité d’un dialogue stratégique et d’une meilleure synergie entre les acteurs du développement agricole. Il a salué le rôle clé de la BID, tout en rappelant l’importance pour cette institution de s’aligner sur les orientations des autorités sénégalaises.
« Il est important d’avoir ce genre de rencontres pour, ensemble, voir comment insuffler une cohérence d’ensemble entre les différents projets. Cela permet aussi à notre partenaire, la BID, de recueillir les orientations des autorités afin de savoir, dans la gouvernance globale du portefeuille, comment s’y prendre », a-t-il précisé.

Présent à la rencontre, Rachid Sam, représentant de la Banque islamique de développement, a souligné l’importance du partenariat entre le Sénégal et la BID, qualifiant le pays de « partenaire stratégique, le premier en Afrique subsaharienne pour le Groupe de la BID ».
Il a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir le Sénégal, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage. « Le Sénégal est le reflet du dynamisme de la coopération entre la BID et l’Afrique de l’Ouest. Et l’agriculture est au cœur de nos interventions pour les cinq prochaines années », a-t-il déclaré.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans l’alignement stratégique des projets de développement agricole avec les priorités nationales, dans un contexte où la souveraineté alimentaire devient un impératif.
