
Un camp international de formation sur les bonnes pratiques agroécologiques paysannes est lancé ce lundi 02 Septembre 2024 à Niaguis. Cette édition qui est la troisième du genre sous l’initiative du mouvement « Pan-africain des femmes rurales, nous sommes la solution » est placée, cette année, sous le thème “Techniques de production et d’utilisation des bio protecteurs en agroécologie”.

Des dizaines de leaders et d’agents techniques, des associations des femmes rurales membres du mouvement seront outillés à travers ce camp, sur les pratiques agroécologiques paysannes pendant sept (7) jours à Ziguinchor. Selon la présidente du mouvement « Pan-africain des femmes rurales – nous sommes la solution », Mariama Sonko, l’objectif de cette formation, c’est de permettre aux producteurs de pouvoir produire des aliments sains et nutritifs.

« Il a été constaté aujourd’hui qu’avec les produits issus de l’agriculture conventionnelle ou chimique, il n’y a presque pas de nutriments. Et par rapport à cette production, il y a beaucoup de destructions de l’environnement, à savoir la terre et les semences héritées de nos ancêtres », a-t-elle évoqué lors de la cérémonie de lancement, poursuivant par ailleurs, que, « aujourd’hui, notre mouvement est dans la promotion de la pratique agroécologique qui valorise les semences paysannes. Et par rapport à ces semences paysannes, nous utilisons les engrais organiques et les bio-protecteurs. Ces semences organiques nous permettent de renforcer la fertilité des terres et les rendements des productions”, a indiqué Mariama Sonko.

Venu présider la cérémonie, l’adjoint au sous-préfet de Niaguis, Idy Gomel Ba a fait savoir que ce camp de formation va permettre de renforcer les capacités des leaders et des agents techniques du mouvement Pan-africain des femmes rurales – nous sommes la solution, sur le danger de l’usage des produits chimiques en agriculture et sur l’apport des bio protecteurs dans la qualité des produits agricoles. Aussi, poursuit-il, « il va également permettre de renforcer la capacité des bénéficiaires sur les techniques de production des bio producteurs à base de produits locaux et sur les techniques d’utilisation des bio producteurs », a-t-il jugé.




