
La Fondation Batonga, créée par la célèbre chanteuse béninoise, Angélique Kidjo, a étendu ses tentacules jusque dans les profondeurs du Sénégal notamment dans la commune de Bona, située dans le département de Bounkiling (région de Sedhiou). Les jeunes filles et jeunes femmes ciblées dans cette localité sont exposées à la précarité économique et sociale du fait de l’analphabétisme, de la déscolarisation, des mariages et grossesses précoces mais surtout du manque d’emplois.Pour fuir cette pénible situation, elles sont obligées, après les récoltes, d’aller monnayer la force de leurs bras à Dakar ou en Gambie, fait remarquer le Maire Ibrahima Pabi Diedhiou. C’est dans le souci de freiner cette hémorragie humaine que le partenaire de mise en oeuvre de ce programme, le Comité d’appui et de soutien aux activités de développement économique et social (Casades), appuyé par la Fondation Batonga, elle-même financée par la Fondation Mastercard, s’est investi dans la localité.

Éduquer et former des jeunes filles et jeunes femmes âgées de 14 à 35 pour qu’elles puissent connaître leurs droits, accéder aux ressources, se prendre en charge, et réaliser leurs ambitions, tel est l’objectif des partenaires, qui entendent mailler, dans les années à venir, l’ensemble de la région et peut-être le Sénégal, ambitionne Mme. Codou Diaw, Directrice exécutive de la Fondation Batonga. Et Bassa Diawara, Secrétaire exécutif du Casades, d’expliquer que le processus de financement des cercles d’affaires de la Fondation Batonga demeure innovant, en ce qu’il consiste à identifier, à recruter, à encadrer, à éduquer et à former avant de financer. Ce qui, dit-il, permet aux bénéficiaires de maîtriser les chaînes de production des différentes filières exploitées.Aux yeux de Maimouna Diémé, une des bénéficiaires, grâce à ces activités génératrices de revenus, les femmes, gérantes des foyers, pourront désormais soulager leurs progénitures sans grandes difficultés.

En tout cas, le Maire, qui a reconnu que ce sont les femmes qui portent le développement de sa commune, s’est engagé dans le vote du budget de 2023, à créer une ligne pour accompagner ce dynamisme économique qui s’ouvre dans sa circonscription. L’autorité administrative, représentée par M. le sous-Préfet de Bona, M. Ndiaye, a salué l’engagement des jeunes filles et des femmes et soutient cette lutte contre la pauvreté trans-générationnelle qui plombe l’épanouissement et le bien-être de cette tranche d’âge.Visiblement satisfaits, les représentants de Fondation Mastercard, par la voix de M. Tamba Ngom, ont salué l’accueil chaleureux du village de Kamangouba, dont le chef de village et l’imam ont présidé la cérémonie symbolique de remise de chèques au cercles d’affaires des jeunes femmes récemment mis sur pied par le projet.


