La délégation rapide à l’entrepreneuriat rapide (der) a signé une double
convention avec la sodagri et la sedab ce samedi 31 septembre pour un
montant de 2 milliards 300 millions. Et les principaux bénéficiaires de
cette convention sont les producteurs du bassin de l’anambé de Kolda.
À en croire Alpha Bocar Baldé, DG de la sodagri « l’arrivée de la der
est un ouf de soulagement pour les producteurs. En effet, beaucoup
d’efforts ont été faits par l’État, notamment dans le secteur de
l’autosuffisance en riz. Aujourd’hui, la der s’engage à accompagner la
vision du chef de l’État en matière d’autosuffisance en riz. Et comme
l’argent est le nerf de la guerre, la der vient en ce sens enlever une
épine du pied des producteurs. Et cette convention va augmenter
considérablement la production du riz pluvial qui demeure très
importante. Nous avons des vallées, des plateaux où nous pouvons
cultiver le riz comme la variété dite nérica pouvant pousser sur tout
terrain. Et pour cela, le crédit octroyé par la der doit être remboursé
dans les délais pour permettre aux autres d’en bénéficier aussi. La der
va accompagner la production du riz paddy et aujourd’hui nous sommes à
un million 700 mille tonnes de riz de cette variété. C’est pourquoi,
nous pouvons augmenter cette production en renouvelant le capital
semencier avec la sedab », rappelle-t-il.
Cette convention vise à améliorer la production de semences mais aussi l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz.
Pape Amadou Sarr, délégué général de la der de préciser : « nous
pensons qu’avec ces deux conventions signées avec la sodagri et la
sedab, la production du riz pluvial va augmenter et nous n’allons plus
importer du riz. Et d’ailleurs nous pourrons manger à notre faim. Et
ceci constitue la politique de développement de la der à savoir
l’autonomisation et l’autosuffisance des produits et des producteurs.
Ainsi, nous allons injecter plus de 2 milliards dans le bassin de
l’anambé pour la production du riz paddy. Avec nos partenaires
techniques (sodagri) financier (le crédit mutuel du Sénégal) et
semencier (sedab), nous parviendrons à atteindre les objectifs assignés.
Nous comptons améliorer la production de 14553 producteurs de riz et
dès le premier septembre, la phase test entre en vigueur…. »
Oumar Baldé vice-président de la febroba : «nous saluons cette
initiative de la der d’accompagner les producteurs du bassin pour
produire en qualité et en quantité. Notre fédération compte 5 unions
dans le bassin et cette signature est un ouf de soulagement. Cependant,
nous avons quelques problèmes dans le remboursement du crédit, car après
la récolte, les acheteurs tardent à nous payer. Et ceci nous met dans
une situation inconfortable. Il faut reconnaitre que l’État ne cesse de
faire des efforts dans le bassin pour atteindre l’autosuffisance.
Aujourd’hui, nous voulons une rizerie, une unité d’emballage et de
paquetage pour exporter au marché local et international », estime-t-il.
La der a rappelé aux bénéficiaires que le crédit doit être
remboursé car l’argent ne lui appartient pas. Et que ce remboursement
permettra de financer d’autres aussi.
