En conseil des ministres, tenu hier jeudi 24 fevrier 2022, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement son souci permanent de soulager durablement les ménages sénégalais face à la hausse des prix des denrées de première nécessité. C’est dans cet esprit que le Président de la République a décidé de baisser les prix respectifs :
1. de l’huile de 1200 FCFA à 1100 FCFA le litre, soit une baisse de 100 FCFA par litre ;
2. du riz brisé non parfumé de 15.000 FCFA le sac de 50 kg à 13.750 FCFA, soit une baisse de 25 FCFA par Kg ;
3. du sucre de 625 FCFA à 600 FCFA, soit 25 FCFA/Kg.
La renonciation à recettes de l’État évaluée à environ 97 milliards.
Les subventions dans la production locale, l’impact du gel et la baisse des taxes sur certains produits alimentaires vont faire perdre au Gouvernement des recettes de l’ordre de 97 milliards de francs Cfa en 2021 et 2022. C’est ce qu’ont fait savoir, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse conjointe, le ministre des Finances et du budget et celui du Commerce et des PME.
Assome Diatta estime que les dernières mesures du gouvernement, au bénéfice des populations, auront un impact aussi bien au niveau de la mobilisation des recettes qu’au niveau budgétaire pour un montant global annuel de près de 50 milliards FCFA.
À cela s’ajoute la baisse des recettes de l’État de l’ordre de 47 milliards de francs Cfa, en 2021, pour atténuer l’ampleur de la hausse des prix en renonçant ou en réduisant les taxes. Au total, l’État renonce à environ 97 milliards de recettes.
Le ministre du Commerce et des PME, qui ne doute pas de l’impact réel des mesures sur le panier de la ménagère, assure qu’il sera significatif pour le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.
les coûts de transport et les inégalités régionales…
Par ailleurs, le Président de la République, dans le but d’encourager et de soutenir la production locale de riz, a décidé d’allouer une subvention de 32 F sur le kilogramme de riz paddy. Ce qui porte le prix au producteur à 162 FCFA.
Coûts de transport et inégalités régionales. Les frais supplémentaires supportés par les commerçants, entre deux régions, feront que les prix ne seront pas les mêmes sur l’ensemble des marchés du territoire national.
C’est le ministre du Commerce et des PME qui l’a réaffirmé, aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse en compagnie du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
« Il y a beaucoup de choses qui déterminent la structure de prix. Les prix que nous avons annoncés concernent Dakar. Vous conviendrez avec nous qu’il faut intégrer un coût supplémentaire pour le transport et la manutention », a précisé Mme Assome Diatta.
Le ministre en veut pour exemple les produits qui quittent Dakar pour aller à Ziguinchor, où il faut nécessairement « un coût supplémentaire supporté à travers le transport ». « Cela peut en effet se répercuter sur les prix (à l’intérieur du pays) », a-t-elle assuré.
Autrement dit par le ministre du Commerce et des PME, le transport de marchandises contribue à la hausse des prix dans les régions par rapport Dakar…
Le ministre des Finances explique les efforts consentis par l’Etat, malgré l’explosion du prix du baril.
Le prix du baril de Brent a dépassé le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis octobre 2014, galvanisé par la pandémie qui menace l’offre d’un marché déjà tendu.
Malgré tout, le Gouvernement sénégalais a fait le nécessaire pour atténuer l’ampleur de la hausse des prix sur les denrées de grande consommation. C’est du moins l’avis du ministre des Finances et du Budget, qui animait ce vendredi une conférence de presse conjointe, le ministre du Commerce et des PME.
Abdoulaye Daouda Diallo a fait allusion à quelques mesures, notamment la suppression de la Taxe conjoncturelle à l’importation (Tci) sur certains produits et la réduction de la taxe.
« Dans notre cadrage budgétaire, nous avons encore des possibilités de pouvoir aider… » (Abdoulaye D. DIALLO)
Le ministre des Finances et du Budget assure que, dans son cadrage budgétaire, le Gouvernement a encore des possibilités de pouvoir aider, notamment dans la suppression des droits de douane, la réduction de la taxe, les subventions et le maintien de la Tva à 0% sur certains produits.
« Nous travaillons à atteindre l’autosuffisance en riz. Cela ne peut être possible que si nous avons une production locale suffisamment importante pour pouvoir suppléer et remplacer nos besoins en importation », a affirmé, aujourd’hui, Abdoulaye Daouda Diallo au cours d’une conférence de presse conjointe avec le ministre du Commerce.
