
Le système de santé sénégalais poursuit sa modernisation avec la réception officielle des automates M2000, de dernière génération, dans les Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) de Diourbel, Fatick et Ziguinchor. Une mission conjointe conduite par la Division de Lutte contre le Sida et les IST (DLSI), en partenariat avec Abbott et son représentant local SOTELMED, a permis de partager les fonctionnalités de ces nouveaux équipements auprès des directions régionales de la santé.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement de la biologie moléculaire, en soutien à la prise en charge intégrée du VIH, de la tuberculose, des hépatites, du HPV et du SARS-CoV-2. Elle vient consolider la stratégie TATARSEN, qui vise à renforcer les capacités techniques régionales dans le cadre des objectifs 95-95-95 de lutte contre le VIH.
Des équipements de pointe pour des résultats fiables
Les automates M2000 viennent remplacer les anciens dispositifs manuels, souvent limités en capacité et en précision. Ces nouvelles plateformes automatisées permettent un flux de travail optimisé, une amélioration de la performance diagnostique et une intégration multisectorielle des analyses. Elles répondent ainsi aux standards internationaux en matière de diagnostic moléculaire et offrent une meilleure fiabilité des résultats au niveau périphérique.
Une formation ciblée des utilisateurs
La mission prévoit des sessions de formation théorique et pratique à l’intention des techniciens biomédicaux, incluant les utilisateurs directs et les agents de maintenance. L’objectif est de renforcer les compétences locales en matière de gestion de l’automate, d’interprétation des résultats, de maintenance préventive et de résolution des erreurs techniques.
Ce transfert de compétences vise à garantir la durabilité du système, à sécuriser les diagnostics et à améliorer la qualité de la prise en charge dans les zones concernées.
Un engagement fort pour la santé publique
Cette démarche traduit la volonté du ministère de la Santé et de la DLSI de moderniser les plateaux techniques régionaux, tout en promouvant l’usage optimal des technologies biomédicales au service des populations. Elle s’inscrit également dans l’effort global d’amélioration de l’accès équitable aux services de santé, en particulier dans la lutte contre les pathologies majeures.
