SUNUGOX.INFO

Search
Close this search box.

Surpopulation carcérale : «  le recours au bracelet électronique s’est imposé comme l’un des projets les plus crédibles »(ministre)

Plus de trente journalistes ont bénéficié d’une formation sur la pertinence dans la mise en œuvre de la surveillance électronique. Ismaila Madior Fall , le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, venu présider cette rencontre, qui s’est tenue hier à Dakar, est revenu sur l’importance de cette initiative de vulgarisation du bracelet électronique qui vise la société civil et les hommes de médias. « C’est un réel plaisir pour moi de venir présider cette journée de partage et de sensibilisation sur le bracelet électronique, devenu l’un des sujets les plus débattus dans les médias, et probablement sur les places publiques », a déclaré Ismaila Madior Fall. « Vous professionnels des médias, et membres de la société civile, constituez des vecteurs incontournables, pour aider à la vulgarisation de ce nouveau mécanisme, qui n’en est qu’à sa phase expérimentale », a annoncé le Garde des Sceaux. Selon lui, «  le Sénégal a  réussi  la prouesse de le rendre effectif, seulement deux ans après l’adoption des textes l’ayant consacré, là où d’autres pays plus développés, ont dû modifier leur législation y relative, avant même de la mettre en œuvre », a –t- il  souligné en déplorant certaines rumeurs qui selon lui jette le discrédit sur le bracelet électronique. « Malgré son utilité, qui n’est plus à démontrer, le mécanisme suscite encore aujourd’hui de nombreuses interrogations et incompréhensions, voire même de simples spéculations, qui justifie que l’on insiste sur les véritables enjeux de politique pénale liés à ce dispositif », a –t- il plaidé. Il poursuit : « Nous avons ensemble la responsabilité, État comme acteurs non étatiques, de travailler à la perfection et à la consolidation de cet instrument, que beaucoup de pays de la sous-région et du continent envisagent de s’en inspirer », a –t- il affirmé. Il ira plus loin dans  ses explications. « Il est important de souligner que la décision du port du bracelet électronique ne saurait être considérée, ni comme un acte de rabaissement ou d’humiliation pour les condamnés ou présumés auteurs d’infractions, ni comme une mesure de mitigation ou d’encouragement de la criminalité. Au contraire, il est un instrument de lutte contre la délinquance et la récidive, mais également un gage de sécurité pour la population. Il limite et surveille les déplacements des bénéficiaires, tout en préservant leur intimité. En somme, il se veut un mécanisme d’équilibre entre, d’une part la nécessité d’asseoir une justice efficace, et d’autre part l’exigence de veiller à l’effectivité du principe de la liberté », a insisté le ministre de la justice qui a ainsi profité de l’occasion pour demander aux journalistes de porter la sensibilisation. « C’est avec la participation de tous que nous pourrons construire une société plus juste, plus humaine et plus solidaire. Je sais que nous avons encore des défis à relever, mais je demeure convaincu que nous y parviendrons grâce à l’appui toujours constant du Chef de l’État, et à la détermination de tout un chacun », a –t- annoncé.

« On a plus de 12 000 détenus qui sont répartis dans les 37 prisons du pays. le recours au bracelet électronique s’est imposé comme l’un des projets les plus crédibles »

D’après le Ministre de la justice qui affirme avec aplomb  que « le port du bracelet électronique, qui ne peut être envisagé que lorsqu’il est sollicité ou accepté par l’inculpé ou le condamné, constitue un outil moderne et efficace pour garantir la représentation en justice du premier, et assurer le suivi post essentiel du second, sans porter préjudice au maintien des liens familiaux, ni compromettre leur situation professionnelle », a –t- il révélé. Pour montrer la pertinence de cette décision qui a abouti à la pose de Cinquante bracelets électronique et le lancement des activités du Centre de Surveillance électronique, qui  a été un tournant décisif dans la mise en œuvre des lois n°2020-28 et 2020-29 du 07 juillet 2020, qui ont introduit le bracelet électronique dans le  système pénal, le Ministre de la justice met au-devant le « sauvegarde de l’intérêt des victimes » et le surpeuplement en milieu carcéral. « On a plus de 12 000 détenus qui sont répartis dans les 37 prisons du pays. Face à la persistance des défis liés à la surpopulation carcérale, la volonté de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Macky SALL, a été de doter notre pays d’un système pénitentiaire qui allie à la fois respect à la dignité de la personne humaine, et sauvegarde de l’intérêt des victimes, le recours au bracelet électronique s’est imposé comme l’un des projets les plus crédibles pour atteindre ces objectifs », dira Ismaila Madior Fall. Le Ministre de la justice  avoue d’ailleurs qu’il en a fait une priorité lors de son premier passage à la tête dudit département. « C’est avec fierté et satisfaction que j’ai eu le privilège de procéder, à l’inauguration du Centre de Surveillance électronique, au mois de novembre dernier », a –t- il souligné. Cette rencontre d’un jour qui a été bouclée par une visite  au Centre de Surveillance Electronique ( CSE ) , a  permis aux journalistes d’échanger avec les responsables de ce programme.

by Anta

Partager