
Ce mercredi 3 décembre, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a présenté devant l’Assemblée nationale le projet de budget 2026 de son département, inscrit dans le Projet de Loi de Finances initiale. Avec une enveloppe globale de 247,586 milliards de FCFA, ce budget se veut un levier majeur pour renforcer la sécurité alimentaire, soutenir les producteurs et consolider la souveraineté nationale.

Selon le ministre, la stratégie budgétaire repose sur cinq programmes prioritaires, chacun conçu pour répondre aux défis agricoles, pastoraux et économiques du pays.
1. Gouvernance et pilotage stratégique
Une dotation de 7,5 milliards de FCFA est allouée au pilotage, à la coordination et à la gestion administrative. L’objectif est de moderniser la gouvernance et d’améliorer l’efficacité interne du ministère.
2. Développement des infrastructures agropastorales
Avec 70,7 milliards de FCFA, ce programme vise à renforcer la base productive, moderniser les infrastructures rurales et soutenir la mise en place d’unités structurantes pour l’agriculture et l’élevage.
3. Production et valorisation des produits végétaux
Le plus grand volet du budget, évalué à 142,5 milliards de FCFA, sera consacré au développement des filières végétales, à la transformation locale et à la valorisation économique des productions agricoles.
4. Financement, recherche et formation
Un montant de 14,9 milliards de FCFA est réservé au financement, à la recherche, à la formation et à l’appui-conseil. Cette enveloppe servira à renforcer l’innovation, professionnaliser les acteurs du secteur et améliorer l’accompagnement technique des producteurs.
5. Développement de l’élevage
Le programme dédié à la production et à la valorisation des produits animaux bénéficie de 11,9 milliards de FCFA. Il vise à moderniser les systèmes d’élevage, améliorer la productivité animale et dynamiser les chaînes de valeur pastorales.

Au cours de son intervention, Mabouba Diagne a insisté sur le caractère stratégique de ce budget dans un contexte où le Sénégal ambitionne d’accélérer sa transition vers une agriculture durable, performante et à haute valeur ajoutée. « Ce budget n’est pas seulement une prévision financière. C’est un instrument de souveraineté et de résilience pour notre pays », a-t-il déclaré devant les députés.

Le vote de ce budget représente une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique agricole nationale, alors que le gouvernement mise sur une transformation profonde des systèmes de production pour garantir une sécurité alimentaire durable.
