La région orientale du Sénégal, notamment les départements de Tambacounda, Goudiry et Koumpentoum, a accueilli la caravane de sensibilisation “Sen Résilience 2”, une initiative portée par le Timbuktu Institute. Cette activité vise à renforcer le dialogue entre forces de défense et de sécurité (FDS) et société civile, dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires croissants, notamment dans les zones frontalières.
Au cœur de cette caravane, des sessions de sensibilisation, d’écoute mutuelle et de partage d’expériences ont été organisées. Elles ont réuni policiers, gendarmes, militaires, mais aussi des représentants d’organisations communautaires, de jeunes et de femmes.
Pour Dr Bakary Samb, directeur du Timbuktu Institute, cette initiative répond à un impératif stratégique : renforcer la résilience locale face aux risques d’extrémisme violent. Interrogé par Moussa Oumar Gueye, notre correspondant à Tambacounda, il explique :
« Le choix porté sur Tambacounda n’est pas anodin. C’est une région frontalière du Mali, donc particulièrement exposée aux dynamiques transfrontalières, qu’il s’agisse de flux humains, économiques ou idéologiques. Il est crucial d’y consolider le maillage social et la coopération entre les acteurs sécuritaires et la population. »
Le projet “Sen Résilience 2”, en continuité avec une première phase déjà menée dans d’autres zones sensibles du pays, ambitionne de renforcer la vigilance communautaire, tout en valorisant les approches locales de prévention des conflits et des radicalismes.
Le dialogue engagé lors de la caravane permet aux FDS de mieux comprendre les préoccupations des populations, et à ces dernières de saisir le rôle des forces de sécurité comme partenaires et non comme entités extérieures.
La caravane poursuivra son itinéraire dans d’autres zones à risque, avec pour objectif de bâtir une réponse préventive, inclusive et durable, portée par les communautés elles-mêmes, en synergie avec les institutions étatiques.
