Centenaire, Diamniadio… : un ressortissant chinois soupçonné d’avoir soutiré plus de 30 millions FCFA à ses compatriotes arrêté après une série de braquages

La Division des Investigations Criminelles (DIC) a interpellé puis déféré au parquet un ressortissant chinois soupçonné d’appartenir à un gang spécialisé dans les agressions et vols violents visant des ressortissants chinois au Sénégal. Le mis en cause aurait reconnu sa participation à cinq opérations et livré des informations sur le fonctionnement du groupe.

Une série d’agressions particulièrement violentes visant des ressortissants chinois a conduit la Division des Investigations Criminelles (DIC) à démanteler, au moins partiellement, un réseau présumé de malfaiteurs.

Entre le 6 juillet et le 11 août 2026, quatre ressortissants chinois ont saisi les enquêteurs pour dénoncer des faits d’association de malfaiteurs, de vols en réunion avec violence et usage de moyens de locomotion, de séquestration et d’extorsion de fonds.

Une première victime dépouillée de 22 millions de FCFA

Le premier cas remonte au 6 juillet. Un ressortissant chinois aurait été attiré dans un appartement situé au Centenaire sous le prétexte de récupérer une créance de 400 000 FCFA.

À son arrivée, il aurait été pris à partie par son compatriote et quatre autres individus. Ligoté et violenté, il aurait été contraint de communiquer le code d’accès à son compte « WETCH ». Les agresseurs auraient alors réussi à retirer frauduleusement 22 millions de FCFA.

Abandonnée sur place après les faits, la victime n’aurait dû son salut qu’à l’intervention d’un riverain, qui l’aurait détachée.

Une autre attaque avec arme blanche

Le 6 août, une deuxième victime aurait été agressée dans son lieu de travail. Deux individus se seraient d’abord présentés comme des clients pour une séance de massage avant de revenir quelques heures plus tard avec trois autres personnes à bord d’un véhicule.

Selon la plainte, les agresseurs l’auraient menacée avec un couteau, ligotée, puis dépouillée de 4,5 millions de FCFA, de ses clés, de son passeport, de sa carte de séjour et de deux téléphones portables.

La victime aurait également subi des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours.

Deux autres agressions signalées

Les enquêteurs ont également été saisis de deux autres affaires. Le 25 juillet, un ressortissant chinois aurait été agressé à son domicile avec une arme blanche. Les assaillants auraient cherché à obtenir des informations sur son colocataire, qu’ils auraient voulu dépouiller de ses biens.

Le 24 juillet, à Diamniadio, un autre ressortissant chinois aurait été ligoté à son domicile avant d’être délesté de 3,5 millions de FCFA.

Un suspect arrêté à la frontière de Moussala

Les investigations de la DIC ont permis d’identifier l’un des membres présumés du groupe. Le suspect a finalement été interpellé par les éléments de la Direction de la Police aux Frontières (DPAF), alors qu’il tentait de quitter le territoire par le poste frontalier de Moussala.

Une opposition ayant été émise à son encontre, son véhicule a fait l’objet d’une fouille. Les policiers y auraient découvert deux battes de baseball, deux couteaux et une paire de jumelles.

Le suspect était également en possession du passeport et de l’un des téléphones portables dérobés lors de l’agression du deuxième plaignant. Les enquêteurs ont aussi retrouvé sur lui 469 460 FCFA.

Un gang de six membres exclusivement tourné vers les compatriotes

Lors de son interrogatoire, le mis en cause aurait reconnu sa participation à cinq agressions, dont celles dénoncées par les quatre plaignants.

Il aurait par ailleurs révélé que le groupe serait composé de six ressortissants chinois et que ses membres cibleraient exclusivement leurs compatriotes.

Déféré au parquet pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence et usage de moyen de locomotion, séquestration, extorsion de fonds et complicité des mêmes chefs, le suspect devra désormais répondre des faits qui lui sont reprochés.

L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller les autres membres présumés du groupe.

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