Devant la hausse exponentielle des dépenses de fonctionnement, nombre d’établissements scolaires sont au bord de l’asphyxie. Pourtant des avancées notables avaient été effectuées il y a quelques années.

Dans un passé relativement récent, les écoles disposaient de deux budgets. Le premier, était alloué aux écoles pour prendre en charge les dépenses de fonctionnement (reprographie, craie,consommables informatiques et autres).
Le second permettait de financer les activités liées au CAQ (contrat d’amélioration de la qualité) des écoles dans le cadre du PAQEEB.
Ces budgets étaient calculés en fonction des spécificités telles que le nombre d’élèves, le milieu (urbain, rural), le type de classes (traditionnelles, double-flux, multigrades) … Même les écoles ayant obtenus de bons résultats avaient droit à un bonus. Logés dans les comptes des écoles, les fonds étaient gérés par les CGE, le contrôle de l’éligibilité des dépenses et la conformité et la traçabilité étant du ressort des IEF. Cela eut pour effet de mettre en œuvre les principes de participation communautaire, transparence, bonne gouvernance et de faire jouer aux structures (CGE, UCGE) leur rôle.
Cependant malgré des avancées notables, ces initiatives n’ont pas fait long feu. La fin du PAQEEB et la suspension des crédits de fonctionnements pour les écoles élémentaires ont sonné le glas de cette initiative certes prometteuse.
Si, au moyen et au secondaire, les budgets de fonctionnement associés aux frais d’inscription permettent d’assurer un tant soit peu le fonctionnement des structures, A l’élémentaire, aucune de ces sources de financement n’est disponible, à cela s’ajoute l’interdiction des frais de scolarité à l’élémentaire. La modicité des contributions volontaires faites par certains parents n’arrive pas à couvrir les besoins. Pire, dans certaines localités, l’absence de véritable prise en charge de l’éducation par les collectivités territoriales est notée. De ce fait, nombre de directeurs semblent plus préoccupés par la gestion des faibles revenus pour tenir l’année scolaire. Les arbitrages douloureux se font lors desquels la réfection, l’équipement, sont relégués au second plan.
En tout état de cause, un des chantiers à ouvrir pourra donc être une réflexion accrue sur le financement de l’école avec l’appui du ministère de tutelle, la prise en charge intégrale des factures eau et électricité par les CT (qui n’est pas toujours effective) et la promotion des initiatives communautaires.
F.M.
