1- DES CONTAMINATIONS HORS DE CHINE SANS CONTACT AVEC DES HABITANTS DE WUHAN.
- Les scientifiques chinois ont déjà remarqué que 26% des patients qui ne sont pas des habitants de Wuhan n’ont ni voyagé dans cette ville ni été en contact récent avec ses habitants. Je pense, que c’est ce point qui préoccupe les italiens en ce moment.
2- DES MODES DE TRANSMISSION PLUS NOMBREUX
- Plus larges que pour les précédents coronavirus qui se transmettaient par contact direct ou par les fluides expectorés par les malades (toux, éternuements…).
- la présence du covid-19 a été relevée dans quatre échantillons d’excréments dans 6,5% des cas, ainsi que dans l’appareil digestif, la salive ou l’urine. C’est comme si on combinait avec les modes de contamination de virus comme Ebola.
3- UN TAUX DE MORTALITÉ PLUS FAIBLE QUE PRÉVU ENTRE 1,4 et 2%, MAIS…
- Comparé à l’épidémie du SRAS de 2003 qu’on juge plus grave, n’avait fait que 8 morts en 4 semaines, et un total de 7 818 cas avaient été enregistrés dans le monde, 170 décès – tous en Chine. Alors qu’en 4 semaines le covid19 a déjà fait plus de morts que le SRAS.
- Panser aussi que 2% de 100 malades, c’est différent de 2% de 1000 malades, c’est en valeurs absolues qu’il faut réfléchir, pas en valeurs relatives. Létalité faible, mais nombre de décès plus élevé. Donc, c’est une mauvaise idée de se rassurer en se disant que son taux de mortalité est faible.
4- CE QUI DOIT NOUS PRÉOCCUPER :
- Les personnes âgées : le taux de létalité ( nombre de décès parmi les patients) augmente avec l’âge, la mortalité chez les plus de 80 ans est de 14,8%. Nos personnes âgées sont poly-tarées, avec un suivi médical souvent défaillant.
- Vulnérabilité du personnel soignant.
Un patient malade, contamine 2,2 personne en dehors de l’hôpital, mais un malade soigné, risque de contaminer 10 à 14 soignants, si les mesures de protection ne sont pas respectées.
J’ai déjà posé la question dans le groupe des soignants, ils ne sont pas prêts, pas formés, pas équipés, pas entraînés mais surtout, ne se sentent pas du tout impliqués dans le réseau d’alerte et de riposte.
- Faiblesse des structures sanitaires.
Les patients meurent de détresse respiratoires, par la survenue d’une pneumonie sévère, nécessitant une réanimation aggressive. Ceci concerne 20% des patients diagnostiqué.
Faîtes un petit décompte des unités de réanimation et des disponibilités de lits de réa dans les hôpitaux de Dakar et dans les régions.
