Des agents du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (MAER) des niveaux central et déconcentré ont subi pendant quatre jours une formation en genre et outils de collecte de données agricoles.
Cette activité, qui s’est tenue du 31 janvier au 3 février à Somone (Mbour, ouest), est à l’initiative de la cellule genre du MAER, avec l’appui du Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaînes de valeur (PROVALE-CV).
Présidant la cérémonie de clôture de cette formation, le secrétaire général dudit ministère, Papa Malick Ndao, pour justifier la pertinence de cette session de formation,a rappelé que le Sénégal a entamé, depuis quelques années, le processus d’institutionnalisation du genre.
»C’est un processus qui comprend plusieurs étapes dont la mise en place de la cellule genre, l’élaboration d’un document d’audit-genre et d’un plan d’institutionnalisation du genre intégrant un programme de renforcement des capacités », a-t-il expliqué, précisant que le MAER a mis en place sa cellule genre depuis 2016, validé son rapport d’audit-genre en 2020.
Selon M. Ndao, le développement économique et social ne peut être réalisé sans la considération des conditions de vie des hommes et des femmes.
»Malgré le rôle important des femmes dans les chaînes de valeur agricole, de nombreuses disparités persistent entre hommes et femmes dans l’accès aux ressources productives », a relevé le secrétaire général du MAER, estimant que la disponibilité des données constitue un »aspect fondamental » pour mettre en exergue ces disparités et aider à l’élaboration des politiques, stratégies, projets-programmes et leur suivi-évaluation.
Estimant que la collecte de données est un outil d’aide à la prise de décision, Papa Malick Ndao a signalé qu’à travers cette formation, la cellule genre du MAER a voulu accompagner les structures la sous-tuelle de ce ministère à mieux intégrer le genre dans leurs outils de collecte en vue de disposer des données désagrégées par sexe.
»La finalité est que notre ministère dispose dans toutes les interventions des données désagrégées par sexe, en vue de mieux corriger les disparités de genre, de relever le développement du secteur agricole, conscients que nous sommes de l’importance des femmes dans le secteur », a encore expliqué M/ Ndao.
MAER/La rédaction
