
Après avoir présidé la cérémonie de clôture des concertations sur la pêche artisanale le ministre des Pêches est sortie de ces discussions satisfaites. Face à la presse, Dr Fatou Diouf est revenu la lancinante question des filets mono-filaments. Elle annoncé de bons auspices. Les concertations ont fait émerger des solutions durables. « Ils nous ont proposé trois solutions que sont : l’application du règlement dans toutes sa rigueur ; certains ont proposé l’article 66 du code de la pêche qui interdit le mono-filament. Je leur ai dit que ce n’est pas possible. Et enfin la dernière proposition consiste à l’application progressive de la loi accompagné de mesures d’accompagnent, c’est-à-dire, créer un programme de substitution de ces filets. Nous allons échanger à nouveau pour trouver les filets spécifiques à la pêche artisanale » annonce-t-elle.

Il y avait trois thématiques en lice : le respect de la règlementation. « Nous avons constaté que c’est un secteur où la loi est souvent fragilisée. Il fallait parler aux acteurs, les conscientiser par rapport à la nécessité du respect de la règlementation ; le second aspect, c’est la gestion les infrastructures. Nous avons constaté beaucoup d’infrastructures dans le secteur qui sont dans des états piteux. L’Etat a décliné de nouveaux objectifs pour tout corriger. Nous sommes déterminés à les gérer dans le cadre public-privé et le troisième aspect concerne les subventions. On a trouvé des subventions sur les moteurs qui ne sont sous-tendus par aucun programme. C’est pourquoi nous avons marqué une pause pour évaluer et savoir quelle orientation donnée » énumère le ministre des Pêches à l’issu de la fin des travaux de concertation pour donner un nouvel élan à la pêche artisanale qui doit se réinventer.

Sur toutes ces questions, relate Dr Fatou Diouf avec fierté et enthousiasme. « Dans l’ensemble, nous nous sommes accordés sur plusieurs pistes de solutions. L’essentiel de leur préoccupation a été pris en charge dans le programme Diomaye président. A titre d’exemple, l’extension de la largeur réservée à la pêche artisanale à 12 mille marrées mais également la question des subventions. Une subvention doit avoir une durée de vie, doit être quantifié et budgétisée » informe le ministre.

