Concours Général 2025 : Le Chef de l’État prône une transformation humaniste et numérique du système éducatif sénégalais !

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi la cérémonie officielle de remise des prix du Concours général 2025. Placée sous le thème « Transformation humaniste de l’éducation à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle : enjeux, défis et perspectives », cette édition marque un tournant décisif dans la vision présidentielle de l’avenir de l’éducation au Sénégal.

Dans un discours à la fois ferme et inspirant, le Chef de l’État a souligné l’urgence d’une réforme systémique et innovante du système éducatif. « Le système éducatif doit, très rapidement, combler le fossé entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel et technique », a-t-il martelé, pointant du doigt une dichotomie structurelle qui freine l’insertion des jeunes dans le tissu économique national.

Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une école qui stimule la curiosité, la passion pour les sciences, les technologies, le numérique et les métiers d’avenir. Selon lui, il est impératif que l’école sénégalaise devienne un espace attractif, motivant et passionnant, en phase avec les ambitions de la Vision Sénégal 2050.

Le président a également exhorté les acteurs éducatifs et les membres du gouvernement à faire preuve de volontarisme politique, d’inclusion, de créativité et d’ambition. Il les a appelés à mobiliser tous les maillons de la société — élèves, enseignants, parents, artistes, entrepreneurs — autour de cette grande réforme, afin de créer une synergie porteuse de sens et de progrès.

« Cette inclusion donnera à chaque élève l’envie d’apprendre et de maîtriser les mathématiques, les sciences, les technologies, le numérique, et de nourrir la passion pour un métier », a-t-il déclaré, soulignant que c’est à cette condition que le Sénégal pourra attirer des entreprises, valoriser ses ressources locales et bâtir une économie solide et souveraine.

Enfin, il a insisté sur le fait que cette ligne directrice doit être au cœur de la réforme des programmes scolaires, déjà amorcée par le ministère de l’Éducation nationale. Il a toutefois déploré que la science, la technologie, la formation professionnelle et le numérique restent encore aujourd’hui les parents pauvres de l’école sénégalaise.

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