SUNUGOX.INFO

Search
Close this search box.

Conférence ONU sur l’Eau 2026 : Bassirou D. Faye sonne l’alarme face à la crise hydrique mondiale et plaide pour des engagements concrets

Dakar, 26 janvier 2026 – Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce lundi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) l’ouverture de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, prévue en décembre 2026 à Abu Dhabi. À cette occasion, le chef de l’État a lancé un appel fort à l’action collective face à la crise mondiale de l’eau, qu’il a qualifiée de défi majeur pour la dignité humaine, la stabilité des sociétés et la paix internationale.

Devant des ministres, des ambassadeurs, des représentants d’organisations internationales ainsi que des partenaires techniques et financiers, le Président Faye a souligné la portée historique de la rencontre de Dakar, inscrite comme une étape clé dans la préparation de la Conférence onusienne sur l’Eau. « La crise de l’eau est une réalité mondiale », a-t-il déclaré, rappelant que plus de 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre et que l’Afrique demeure l’un des continents les plus durement touchés.

Le chef de l’État a insisté sur le lien étroit entre l’eau et le changement climatique, soulignant que le dérèglement climatique perturbe gravement le cycle hydrologique, accentuant sécheresses, inondations et insécurité hydrique. Selon lui, le coût de l’inaction est « immense », se mesurant en pertes humaines, en fragilisation des économies et en tensions sociales et géopolitiques accrues.

Pour Bassirou Diomaye Faye, investir dans l’eau revient à investir dans la résilience climatique, la prévention des conflits et la prospérité partagée. Il a ainsi appelé à maintenir la problématique de l’eau au cœur de l’agenda climatique international et à accélérer les progrès vers l’Objectif de Développement durable n°6, à seulement quatre ans de l’échéance de l’Agenda 2030.

Évoquant le rôle central de l’Afrique, le Président s’est félicité de la proclamation de 2026 comme « Année de l’Eau en Afrique » par l’Union africaine, ainsi que de l’adoption prochaine d’une nouvelle Vision africaine de l’Eau, pilotée par le Conseil des ministres africains de l’Eau (AMCOW), actuellement présidé par le Sénégal. Il a rappelé l’engagement précoce de son pays en faveur de l’hydro-diplomatie, notamment à travers la co-organisation, avec les Émirats arabes unis, de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau.

Salignant la qualité du partenariat avec la partie émiratie, le Président Faye a présenté cette coopération comme un symbole fort du multilatéralisme et du dialogue international. « La Conférence de 2026 ne devra pas être une rencontre de plus, mais un moment de bascule », a-t-il martelé, appelant à des engagements concrets, mesurables et suivis dans le temps.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de repenser les mécanismes de financement du secteur de l’eau, en mettant l’accent sur les financements concessionnels, l’innovation financière et la prise en compte du poids de la dette. Il a rappelé que les communautés locales, les peuples autochtones, les jeunes et les femmes doivent être placés au cœur des solutions, en valorisant les savoirs endogènes et les innovations scientifiques.

Durant deux jours, les participants à la réunion de Dakar travailleront à la consolidation de six dialogues interactifs qui structureront la Conférence de 2026 : l’eau pour les populations, l’eau pour la prospérité, l’eau pour la planète, l’eau pour la coopération, l’eau dans les processus multilatéraux et les investissements pour l’eau.

Formant le vœu que cette rencontre débouche sur une vision partagée et une feuille de route crédible, le Président de la République a officiellement déclaré ouverts les travaux de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi.

Partager