Le ministère de l’éducation nationale et le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation ont officialisé ce jeudi, à Diamniadio, la signature d’une convention visant à renforcer la formation aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle au sein du système éducatif.
Cette initiative prévoit de former pas moins de 105 000 enseignants et membres du personnel administratif afin de les doter des compétences nécessaires pour intégrer les technologies de l’information et de la communication et l’intelligence artificielle dans leurs pratiques professionnelles. Au-delà de la simple transmission de compétences numériques, dira Moustapha Guirassy, « il s’agit d’une refonte en profondeur de la pédagogie, d’une réinvention des méthodes d’apprentissage et d’une mise à niveau systémique pour que l’école sénégalaise ne soit pas spectatrice du progrès, mais bien un levier de transformation », a-t-il expliqué, enchaînant que : « nous voulons que chaque enseignant puisse s’approprier les technologies émergentes et les intégrer intelligemment dans ses pratiques pédagogiques. Il ne s’agit pas seulement de former à l’utilisation des outils numériques, mais de développer une approche critique et créative, où le numérique devient un catalyseur d’innovation et non une simple substitution aux méthodes traditionnelles », a-t-il détaillé devant son homologue, Abdourahmane Diouf.
Et d’ajouter : la transformation du système éducatif ne se fait pas en vase clos. « Elle s’inscrit dans une dynamique nationale, en cohérence avec le Référentiel de Politiques Publiques Sénégal 2050, qui place l’éducation au cœur de la transformation structurelle de notre pays. Elle répond aussi aux orientations du New Deal Technologique, qui vise à exploiter pleinement le potentiel du numérique pour accélérer notre développement », a dit M. Guirassy, étalant son ambition de faire de l’école sénégalaise, « un espace où l’innovation pédagogique et la performance éducative se conjuguent pour préparer des générations capables non seulement d’utiliser les nouvelles technologies, mais surtout de les maîtriser, de les enrichir et de les orienter vers des usages porteurs de sens pour notre société ».
