Diamniadio, 19 novembre 2025 — Le Sénégal et le Mali ont engagé ce mardi un nouveau cycle de concertations de haut niveau pour faire face aux perturbations croissantes qui affectent le corridor Dakar–Bamako, axe vital pour l’approvisionnement du Mali et les activités du Port Autonome de Dakar.

La ministre de la Pêche et de l’Économie maritime du Sénégal, Dr Fatou Diouf, a reçu à Diamniadio son homologue malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de l’Ambassadeur du Mali au Sénégal, M. Boubacar Biro Diallo, et d’une importante délégation technique venue de Bamako. La rencontre s’est déroulée en présence du Directeur général du Port Autonome de Dakar, M. Waly Diouf Bodiang, de la Directrice générale du COSEC, Mme Ndeye Rokhaya Thiam, ainsi que du Président de la Communauté des Acteurs Portuaires du Sénégal, M. Baba Tall.

Un contexte sécuritaire préoccupant
Ces échanges interviennent dans un climat marqué par une recrudescence d’incidents sécuritaires sur plusieurs axes de transport maliens. Des attaques visant des convois et des transporteurs, ainsi que des blocages sur des zones stratégiques, ont considérablement perturbé la circulation des marchandises à destination et en provenance du port de Dakar. Cette situation a provoqué une accumulation inhabituelle de conteneurs maliens, accompagnée d’une hausse des frais de stockage, de détention, de surestaries et du dwell time, mettant sous pression les opérateurs logistiques et les autorités maritimes.

Objectif : rétablir la fluidité du corridor Dakar–Bamako
Face à ces défis, les deux ministres ont procédé à une analyse approfondie des conséquences logistiques du contexte sécuritaire et ont identifié plusieurs pistes d’action pour assurer une reprise fluide et durable du trafic. Les échanges ont notamment porté sur :
- – l’évaluation précise des délais de retrait des marchandises ;
- – la révision des pénalités logistiques et des charges supportées par les opérateurs ;
- – la sécurisation des axes routiers ;
- – et la mise en place de mécanismes bilatéraux de suivi coordonné.

Trois jours d’ateliers techniques pour des solutions concrètes
Les travaux se poursuivront durant trois jours, sous la conduite des équipes techniques des deux ministères. Elles animeront des ateliers thématiques visant à :
- – approfondir les analyses opérationnelles ;
- – élaborer conjointement des solutions adaptées au terrain ;
- – et définir un cadre de coopération renforcé entre Dakar et Bamako.
Cette mission marque une étape déterminante dans l’ambition commune des deux pays de garantir la continuité logistique et de renforcer la résilience du corridor Dakar–Bamako, essentiel à leurs échanges économiques.

