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Cri du cœur pour sauver le Baccalauréat 2025 : l’État doit agir ! (Abdou MBODJI)

À quelques jours du Baccalauréat 2025, je lance un cri du cœur : il faut sauver le seul examen encore crédible de notre système éducatif. Trop souvent ces dernières années, le bac a été entaché par des fuites, des fraudes, des complicités et une banalisation inquiétante de la tricherie.

Il est urgent que l’État prenne des mesures fortes, à travers des décisions fermes et courageuses :

  1. Restreindre ou couper l’accès à Internet durant les heures critiques des épreuves (par exemple de 10h à 11h et de 16h à 17h30). Cette mesure a déjà été appliquée lors des manifestations politiques de 2024. Pourquoi ne pas l’adopter pour protéger un examen aussi stratégique ?
  2. Renforcer la rotation et la neutralité des surveillants : affecter les enseignants d’une académie à une autre afin d’éviter les complicités locales. Le BFM, en particulier, reste exposé à des fraudes souvent tolérées ou facilitées.
  3. Sanctionner sans complaisance non seulement les élèves fraudeurs, mais aussi les agents complices, notamment ceux qui laissent passer des téléphones ou ferment les yeux sur la triche.
  4. Faire du baccalauréat une priorité nationale, avec une organisation rigoureuse, équitable et crédible.
  5. Mobiliser les moyens nécessaires pour les surveillants, les correcteurs et les présidents de jury, afin d’assurer des conditions de travail dignes et efficaces.

Quand le slogan des élèves devient : « Avoir le bac ou aller en prison », cela signifie que l’essentiel est perdu : le mérite, l’effort, l’honnêteté.

L’État doit se ressaisir. Il est encore temps.

Abdou MBODJI  
Professeur de mathématiques, IA Matam.

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