
La Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a récemment mis fin aux agissements d’un cybercriminel présumé, interpellé pour escroquerie, abus de confiance et chantage sexuel, après plusieurs plaintes déposées par des victimes via les réseaux sociaux, notamment TikTok.
Se faisant passer pour un marabout offrant des services mystiques, l’individu promettait la richesse à ses victimes en échange de rituels spirituels. Mais derrière cette façade trompeuse se cachait un stratagème sordide : il exigeait l’envoi de vidéos intimes, sous prétexte d’utiliser du sperme pour des pratiques occultes.
Une fois ces vidéos obtenues, il menaçait les victimes de les publier sur des sites pornographiques si elles ne versaient pas une somme d’argent. Malgré les tentatives désespérées de certaines d’entre elles pour l’en dissuader, les contenus ont bel et bien été diffusés en ligne.
Les investigations menées par les spécialistes de la Division Spéciale de la Cybercriminalité ont permis d’identifier et de localiser le suspect. Lors de son audition, il a reconnu les faits et avoué avoir revendu les vidéos à un administrateur de site pornographique pour 10 000 FCFA l’unité.
Cette affaire met en lumière l’évolution inquiétante des escroqueries en ligne, où l’exploitation de la crédulité et de la détresse émotionnelle conduit à de graves atteintes à la vie privée, à l’intégrité morale et à la dignité humaine.
Face à la recrudescence de ces pratiques, les autorités appellent à la vigilance et rappellent quelques recommandations essentielles :
- Ne jamais envoyer de vidéos ou photos intimes, quelle qu’en soit la justification. Aucune pratique religieuse ou mystique légitime ne requiert de tels contenus.
- Les promesses de richesse facile sur TikTok, WhatsApp ou Facebook sont des arnaques. Les cyberescrocs utilisent des vidéos truquées pour manipuler et piéger les internautes.
- En cas de chantage ou de diffusion de contenus intimes, ne jamais céder. Payer ne met pas fin aux menaces. Portez plainte immédiatement auprès de la police ou de la Division de la Cybercriminalité, avec toutes les preuves disponibles (messages, numéros, captures d’écran).
