Dakar, Sénégal – 20 novembre 2025. TikTok, en collaboration avec l’organisation panafricaine AfricTivistes, a organisé hier son tout premier Sommet sur la Sécurité en Afrique de l’Ouest, réunissant à Dakar des représentants gouvernementaux, des experts en politiques publiques, des ONG, des régulateurs et des acteurs de l’industrie numérique provenant de plusieurs pays de la région et du Sahel. L’objectif est de consolider les actions communes pour améliorer la sécurité en ligne et renforcer les cadres de modération du contenu dans un environnement numérique en pleine expansion.

Un espace de dialogue inédit pour des solutions régionales
Des délégations du Nigeria, du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Tchad et d’Éthiopie ont participé à l’événement, marquant une étape majeure dans les efforts de TikTok pour promouvoir une expérience en ligne plus sûre en Afrique subsaharienne. La responsable Outreach & Partnerships de TikTok pour l’Afrique subsaharienne, Duduzile Mkhize, a insisté sur l’importance de placer les réalités locales au cœur des politiques globales : « Bien qu’ayant une étendue globale, chacune de nos actions quotidiennes conserve un ancrage résolument local. » Selon elle, le dialogue ouvert avec les décideurs locaux est crucial pour éviter un paysage numérique fragmenté et vulnérable. La plateforme souhaite ainsi renforcer sa stratégie #SaferTogether, centrée sur la collaboration et la responsabilisation.
L’expertise locale au cœur des décisions
Parmi les partenaires clés présents figurait Aisha Dabo, activiste sénégalaise et membre du Conseil consultatif de TikTok pour la sécurité en Afrique subsaharienne (SSA SAC). Forte de plus de 20 ans d’expérience dans le numérique et cofondatrice d’AfricTivistes, elle a souligné l’importance de la participation africaine dans la création de politiques mondiales : « Ce sommet met en lumière des solutions africaines aux défis numériques et garantit que nos besoins et perspectives régionales uniques soient au cœur des discussions sur la sécurité. »
Des chiffres qui illustrent l’ampleur de la modération
Le dernier Community Guidelines Enforcement Report de TikTok révèle une accélération notable des efforts de modération dans la région :
- +34 millions de vidéos supprimées en Afrique de l’Ouest depuis janvier 2024.
- 8,3 millions de suppressions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 132 % par rapport au premier trimestre 2024.
- Seulement 0,6 % des vidéos publiées dans la région violent les politiques de la plateforme.
- 87 % des suppressions réalisées via la modération automatisée, avant tout signalement utilisateur.
Le Sénégal enregistre à lui seul 2,5 millions de vidéos supprimées entre le T1 2024 et le T2 2025, ainsi que plus de 16 000 sessions TikTok LIVE interrompues. TikTok a également annoncé en mars 2025 le démantèlement d’une opération d’influence clandestine opérant depuis le Togo et visant les discours politiques en Afrique de l’Ouest et en France, impliquant 129 comptes inauthentiques.
Tendances globales : une modération en constante évolution
À l’échelle mondiale, pour le deuxième trimestre 2025, TikTok indique :
- 189 millions de vidéos supprimées (0,7 % du total publié)
- 99,1 % détectées de manière proactive
- 94,4 % retirées en moins de 24 heures
- 163,9 millions supprimées automatiquement par l’IA
- 76,9 millions de comptes fake supprimés
- 25,9 millions de comptes suspectés d’appartenir à des mineurs de moins de 13 ans retirés
Ces chiffres témoignent de la montée en puissance de la modération, combinant technologie avancée et expertise humaine afin de contenir la désinformation, les discours de haine et les contenus préjudiciables.
TikTok LIVE : une première transparence sur la monétisation
Pour la première fois, TikTok publie aussi des données liées à l’application de ses règles de monétisation pour TikTok LIVE. Au T2 2025, la plateforme a pris des mesures — avertissements ou démonétisation — concernant :
- 2,32 millions de sessions LIVE
- 1,04 million de créateurs LIVE
L’objectif est d’encourager les contenus responsables et d’éviter les abus liés aux diffusions en direct.
Un soutien institutionnel affirmé
Un représentant du gouvernement sénégalais s’est félicité de l’initiative, saluant une collaboration nécessaire pour accompagner la croissance numérique tout en protégeant les citoyens. Il a souligné que cet engagement partagé pour la transparence crée un précédent solide pour les futures politiques digitales en Afrique de l’Ouest.
