
La conférence des présidents s’est réunie pour dérouler le calendrier conformément aux projets de lois listés par le président de la république et soumis à Amadou Mame Diop. Il a été retenu finalement la date du mercredi 11 septembre 2024 à 10h. Le premier ministre Ousmane Sonko va donc faire face à la représentation nationale. Mais juste après l’annonce de cette date des voix se sont levées dans son camp pour l’inviter à ne pas se présenter à l’assemblée nationale. Selon le président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, joint au téléphone par nos confrères de Dakaractu, cette initiative de leurs collègues de Benno concernant la tenue de la déclaration de politique générale n’est que peine perdue. « Leur tentative avortée de motion de censure, ils ont décidé de bâcler la procédure et de proposer un calendrier irréaliste avec 3 projets de lois examinés en une journée, aussi bien en commission qu’en séance plénière. Et malgré des propositions alternatives beaucoup plus réalistes et qui tenaient compte de la qualité des débats et de l’efficacité du travail parlementaire, ils ont persisté à fixer une date.
Ils n’ont tenus compte de l’avis d’aucuns présidents de groupe aussi bien que moi qu’autres auteurs » a regretté Ayib Daffé qui s’est ouvert à Dakaractu en dénonçant la violation du règlement intérieur en son article 97. Par conséquent, il indique que cette déclaration de politique générale ne se tiendra pas dans ces conditions.
« Pour ce qui est de la date, on peut dire que la déclaration de politique générale ne se tiendra pas car, ils ont violé l’article 97 du règlement intérieur. Car ce dernier dit que l’assemblée nationale doit être convoquée huit jours au moins avant la date retenue pour la DPG. Le Président de l’Assemblée nationale a cédé à l’exigence de la majorité parlementaire. Il faut terminer dans la dignité. Nous dénonçons ce manque d’inélégance et le manque de courtoisie mais pire, cette illégalité. Nous allons demander au premier ministre de ne pas se présenter… » a dit le parlementaire .
