
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a procédé à l’interpellation de quatre individus pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans le cadre d’un vaste réseau de falsification de documents destinés à l’obtention de visas.

L’affaire a éclaté suite à un signalement de l’Ambassade de France, qui avait relevé plusieurs dossiers suspects déposés par des demandeurs de visas. Les investigations menées par la DNLT ont permis d’interpeller une femme devant le siège d’une agence de voyages.
Lors de son audition, il est apparu qu’elle avait initié une procédure depuis la Guinée. Ses démarches ont ensuite trouvé des ramifications au Sénégal, par l’entremise de la gérante d’une agence de voyages qui lui aurait fourni de faux documents :
- un faux relevé bancaire,
- une fausse attestation de travail,
- une fausse attestation de congé.
Cette dernière l’aurait également préparée pour son entretien à l’ambassade.

Dans le même temps, le Commissaire spécial de l’AIBD a remis à la DNLT trois autres individus qui tentaient de rallier la Turquie avec de faux documents de voyage. Interrogés, ils ont désigné comme complice la gérante d’une autre agence de voyages. Interpellée à son tour et conduite au siège de la DNLT, elle a tenté de rejeter la responsabilité sur son employeur.
Tous les suspects ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des ramifications de ce réseau de fraude documentaire.
