La Division des investigations criminelles (DIC) a démantelé un réseau présumé impliqué dans des actes de vandalisme et le vol de câbles sur plusieurs installations électriques de la SENELEC dans le département de Rufisque. Sept individus ont été interpellés dans le cadre de cette affaire.

Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol avec effraction commis de nuit en réunion avec moyen roulant, destruction de biens publics, notamment des installations électriques, ainsi que pour recel et complicité.
L’enquête fait suite à une plainte déposée par la SENELEC auprès de la DIC, le 21 septembre 2026, après plusieurs actes de vandalisme et de vols constatés sur ses installations.

L’alerte avait initialement été donnée par des populations locales, confrontées à des perturbations dans la fourniture d’électricité. Des techniciens de la SENELEC dépêchés sur le terrain avaient alors constaté des cambriolages répétés et des actes de sabotage visant plusieurs postes électriques, notamment à Diamniadio, Kounoune, Sangalkam et Sébikotane.
Saisie de l’affaire, la DIC a engagé des investigations qui ont combiné constatations techniques, exploitation de données et opérations de surveillance et de patrouille dans les zones concernées. Ces diligences ont permis, selon les enquêteurs, d’identifier les membres du groupe et de procéder à leur interpellation.

Lors de leurs interrogatoires, le principal mis en cause et ses présumés complices auraient reconnu leur implication dans plusieurs opérations de pillage de postes électriques, notamment au cours des mois de mai, août et septembre 2026. Les enquêteurs indiquent que les faits auraient été commis dans un but lucratif.
La poursuite des investigations a également permis d’identifier des personnes soupçonnées d’avoir réceptionné les câbles volés. Une perquisition menée dans les entrepôts d’une société a notamment permis de découvrir plusieurs câbles électriques qui, selon la partie plaignante, proviendraient directement des installations de la SENELEC.

L’exploitation technique des données recueillies au cours de l’enquête aurait par ailleurs permis de confirmer la présence des différents membres du groupe dans les zones et aux dates correspondant à plusieurs des cambriolages signalés.
Les sept mis en cause ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte du réseau, les responsabilités individuelles et la destination des matériels dérobés.

