À l’occasion du Conseil des ministres du 1er avril 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a inscrit son intervention dans une séquence symbolique : celle du deuxième anniversaire de son accession à la Magistrature suprême. Un moment qu’il a mis à profit pour réaffirmer ses orientations stratégiques et fixer de nouvelles priorités au Gouvernement dans un contexte encore marqué par des défis économiques et sociaux.

Dans son propos, le Chef de l’État a d’abord exprimé sa reconnaissance au peuple sénégalais pour la confiance accordée depuis son élection, saluant dans le même temps l’engagement des autorités gouvernementales. Il a ainsi félicité le Premier ministre, les ministres et secrétaires d’État pour les efforts déployés en vue de redresser le pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le Président de la République a toutefois rappelé que la phase actuelle demeure délicate, évoquant une période de « correction et de restructuration » héritée de la gestion antérieure. Malgré ces contraintes, il s’est félicité des avancées enregistrées, notamment la publication de l’audit des finances publiques et la mise en place de plusieurs documents stratégiques de référence. Parmi ceux-ci figurent la Vision « Sénégal 2050 », la Stratégie nationale de Développement (SND), le New Deal technologique ainsi que les conclusions des états généraux sectoriels.
Selon le Chef de l’État, ces outils constituent les fondements d’une transformation en profondeur du pays, en posant les bases d’une gouvernance renouvelée et d’un développement mieux planifié.
Dans cette dynamique, Bassirou Diomaye Faye a réitéré sa volonté d’intensifier les réformes institutionnelles, en particulier dans les domaines de la justice, de la transparence et de la reddition des comptes. Il a notamment évoqué les évolutions législatives portant sur l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), la déclaration de patrimoine, la protection des lanceurs d’alerte et l’accès à l’information publique.
Sur le plan économique et social, le Président a donné des instructions fermes au Gouvernement pour accélérer la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES). Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les politiques agricole et industrielle, de promouvoir l’économie sociale et solidaire et de veiller à une régulation plus efficace des prix sur les marchés, dans un contexte de pression sur le coût de la vie.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée au climat social et à la stabilité des secteurs stratégiques. Le Chef de l’État a ainsi appelé à consolider le dialogue social et à améliorer la qualité des services publics. Il a également mis en avant l’importance d’une décentralisation accrue des investissements, à travers la mise en place progressive de pôles territoires, censés impulser un développement plus équilibré à l’échelle nationale.
À travers ces orientations, les autorités sénégalaises entendent franchir un nouveau cap dans la conduite des politiques publiques, en conjuguant réformes structurelles, relance économique et transformation durable du pays.

