Lors de la présentation officielle du Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom »,ce vendredi 1er août 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé la portée historique de cette nouvelle orientation économique, en insistant sur la rupture radicale qu’elle incarne, tant dans sa méthode que dans sa philosophie de gouvernance.

Une réponse ferme aux doutes récurrents
Face aux interrogations persistantes des partenaires techniques et financiers, notamment celles du Fonds monétaire international (FMI), le Président a tenu à clarifier : « La question du FMI revient toujours : “Oui, vous allez faire tout ça, mais comment ?” » À cette préoccupation légitime, Diomaye Faye oppose une approche rigoureuse et chiffrée, en rupture avec l’improvisation qui caractérisait selon lui les politiques économiques antérieures : « Les anciennes réponses, c’était “dianouko lidianti” – autrement dit “on va se débrouiller”. C’est à cause de ce “lidianti” que nous avons hérité d’une dette cachée. »

Un plan budgété ligne par ligne
Le chef de l’État a salué l’ingéniosité et le réalisme du plan proposé par le Premier ministre Ousmane Sonko, en mettant l’accent sur la traçabilité financière intégrale du programme : « Chaque mesure, chaque projet, chaque réorientation est chiffré ligne par ligne. C’est ce chiffrage précis qui permet d’atteindre les 5 667 milliards projetés. Et c’est exactement ce niveau de rigueur que le FMI attendait. » Ce passage à une gestion fondée sur des projections budgétaires claires et transparentes marque, selon lui, une avancée majeure dans la gouvernance financière du Sénégal.

Réactivation des mécanismes de vigilance
Diomaye Faye a également annoncé une première décision concrète : la réactivation du Comité national de la dette publique, un organe clé mis en sommeil par les régimes précédents. « Tous les mécanismes d’alerte avaient été désactivés, permettant ainsi la dissimulation de dettes. Ce comité sera désormais en première ligne pour garantir la transparence et prévenir tout dérapage. »

Une gouvernance assumée et responsable
À travers ce discours ferme, le Président Diomaye Faye envoie un signal fort à l’opinion nationale comme internationale : le Sénégal entre dans une nouvelle ère, où l’État reprend le contrôle de ses finances, dans le respect de la souveraineté et des engagements républicains. « Ce que nous mettons en œuvre aujourd’hui, c’est la rigueur dans l’action, la clarté dans le financement, et l’ambition dans les résultats. »
