
Une avancée significative dans la gouvernance locale vient d’être enregistrée avec la validation par l’Agence de Développement municipal (ADM) d’une nouvelle stratégie de gestion des projets communautaires à Diougop, dans le cadre du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience à Saint-Louis (SERRP). Ce tournant a été officialisé à Saly lors d’un atelier de trois jours réunissant l’ensemble des parties prenantes.
L’objectif de cette rencontre était de valider une approche de gouvernance participative pour les Projets d’Investissement Communautaire (PIC), les Projets Socioéconomiques (PROSE) et les Équipements Collectifs (EC) mis en œuvre à Diougop, un site de relogement créé pour accueillir les populations sinistrées de la Langue de Barbarie.
Des initiatives génératrices de revenus pour les relogés
Le cœur du projet réside dans la restauration des moyens de subsistance des familles relogées. À travers les PROSE, les habitants de Diougop bénéficient d’un appui technique et financier pour développer des activités économiques dans des filières à fort potentiel : transformation halieutique, couture, maraîchage, mareyage, coiffure, entre autres.
« La restauration des moyens de subsistance des familles relogées à Diougop se traduit par la mise en œuvre de projets multi-filières qui favorisent l’accès aux services essentiels et soutiennent le développement économique local », a expliqué Pierre Coly, Directeur du Renforcement des Capacités Institutionnelles à l’ADM.
Une formation ciblée pour une insertion durable
En parallèle, un important programme de formation professionnelle a été déployé. Près de 200 jeunes issus des familles réinstallées ou affectées ont été formés dans des métiers variés tels que le bâtiment, l’électricité, la pâtisserie, la transformation des produits halieutiques ou encore les arts décoratifs. Cette initiative, menée avec des partenaires comme les CFP, CRFP et la Chambre des Métiers, vise à favoriser l’insertion dans les métiers soutenus par le SERRP ou à encourager l’auto-emploi.
Des infrastructures pour améliorer la qualité de vie
Le projet ne s’arrête pas au volet économique. Il intègre également la réalisation d’infrastructures communautaires essentielles : un marché moderne, une zone d’activités économiques (ZAED), un poste de santé, un centre socioéducatif, des écoles et des places publiques. Ces équipements visent à rendre le site de Diougop autonome et résilient, avec des mécanismes durables de gestion supervisés par la Commune de Gandon.
Un projet ambitieux pour une ville résiliente
Lancé en 2018, le SERRP est financé à hauteur de 93,3 millions de dollars par la Banque mondiale et l’État du Sénégal. Il vise à réduire la vulnérabilité des populations face aux risques côtiers, à améliorer la résilience urbaine de Saint-Louis et à accompagner la reconstruction de la vie des sinistrés. À terme, plus de 15 000 personnes devraient bénéficier de logements décents et d’un environnement propice à une vie digne.
