C’est dans une atmosphère solennelle et chargée d’histoire que le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a été installé ce 28 juin 2025 à Rome, en qualité de Président de la 44e Conférence de la FAO. Une responsabilité qu’il assume avec honneur en cette année hautement symbolique, marquant le 80e anniversaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

En ouvrant les travaux, Dr Diagne a tenu à rappeler le contexte historique de la création de la FAO, dont les fondements remontent au début des années 1940. « À cette époque, les réflexions sur la mise en place d’une agence internationale dédiée à l’alimentation et à la nutrition se sont intensifiées », a-t-il rappelé, saluant les pionniers tels que David Lubin, Stanley Bruce, Frederick McDougal et Eleanor Roosevelt, dont les contributions ont été déterminantes.
Créée officiellement le 16 octobre 1945 à Québec, soit quelques jours avant la fondation de l’ONU, la FAO a été un modèle pionnier de la coopération multilatérale. « L’Organisation précède l’Organisation des Nations Unies et incarne un idéal de solidarité intergouvernementale dans le domaine vital de l’alimentation », a souligné le président de la Conférence.
Dr Mabouba Diagne a également salué la mémoire des directeurs généraux qui ont dirigé l’institution depuis sa création, à commencer par son tout premier, Sir John Boyd Orr, originaire du Royaume-Uni, jusqu’à l’actuel Directeur général. Il a aussi rendu un hommage appuyé aux pays fondateurs, venus des cinq continents, ainsi qu’à ceux qui, au fil des décennies, ont rejoint l’organisation, y compris l’Union européenne.
« L’exemple des pionniers doit continuer à nous inspirer dans notre engagement pour un monde libéré de la faim et de la malnutrition », a affirmé Dr Diagne, en appelant à un renforcement des actions collectives face aux défis contemporains : changement climatique, conflits, inégalités d’accès aux ressources et volatilité des marchés agricoles.
La présidence sénégalaise de cette 44e Conférence intervient dans un contexte mondial exigeant, où les questions de souveraineté alimentaire, de résilience des systèmes agricoles et de justice sociale occupent une place centrale. Elle offre une plateforme d’influence stratégique pour faire entendre la voix de l’Afrique et des pays du Sud dans la gouvernance mondiale de l’alimentation.
