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Drame de l’immigration irrégulière : immersion au coeur de «la pirogue de l’horreur» !

En fin de semaine de derniere une pirogue à la dérive au large de Dakarremplie de cadavres a été decouverte par des pêcheurs . Pour faire la lumière sur cette découverte macabre, une enquête a été ouverte. Elle a été confiée au commissariat spécial du Port et à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt), appuyés par la police scientifique. A ce jour, 38 corps sans vie retrouvés dimanche dans la pirogue et ont été récupérés et acheminés sur le terre ferme le lundi 23 septembre 2024.

La récupération des dépouilles a cependant été une opération délicate et a été menée, par des spécialistes de la santé, des techniciens de la police scientifique, des éléments du commissariat du Port et des agents de la Dnlt.

Ces derniers à bord du patrouilleur de la Marine nationale «Le Cayor» se sont rendus sur les lieux de la terrible découverte, les autorités ayant décidé, de ne pas convoyer sur la terre ferme «la pirogue de l’horreur», de la «traiter» en mer .

L’opération a débuté dans la matinée et s’est poursuivie jusqu’aux environs de 23 heures.

Il y a eu un premier décompte de 34 corps suivis de quatre autres dépouilles, portant à 38 les corps sans vie remontés à bord du patrouilleur de la Marine], rapportent des cadres de la police qui se sont confiés à nos confréres de l’OBS. […] Les agents à bord de la pirogue sont amenés à assembler plusieurs dizaines de corps entassés dans l’embarcation. Les tâches les plus simples ont consisté au remontage des corps retrouvés entiers. La complexité de l’exercice a été pour les agents de réussir à soulever les corps dont certains sont déjà démembrés. Pire, des témoins racontent que la plupart des dépouilles étaient déjà désintégrées. Ce qui a rendu extrêmement complexe le déplacement des corps mis dans des sacs et disposés à bord du patrouilleur.»

Identification des victimes, quasi impossible !

D’apres nos sources, l’identification des victimes s’est avèrée quasi impossible, à cause de l’état de décomposition avancée des dépouilles, deux des corps sans vie sont déjà reconnus comme ceux de femmes.

Les questions sans réponses !

La pirogue qui portait sur un flanc l’inscription «Serigne Saliou Mbacké 024 serait-elle celle qui a quitté Mbour le 13 août dernier avec 150 migrants ? Dans quelles conditions les victimes sont-elles mortes ? L’enquête permettra peut-être de répondre à toutes ces questions.

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