
Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa quête d’un accès universel à l’eau potable et à un assainissement durable. Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a procédé au lancement officiel du Projet Innovant d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement pour une Résilience Durable (PASEA-RD), une initiative stratégique inscrite au cœur des priorités nationales.
Financé avec l’appui de la Banque Africaine de Développement, le PASEA-RD vise à améliorer de façon significative les conditions d’accès aux services essentiels dans plusieurs régions du pays, notamment Matam, Tambacounda, Kédougou, Louga, Kaffrine et Thiès.
Mais le projet va bien au-delà du simple renforcement des infrastructures. Il ambitionne une approche globale et inclusive qui repose sur trois piliers :
- – l’accès à une eau potable de qualité,
- – des services d’assainissement fiables et durables,
- – la promotion du développement local et de l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Parmi les actions phares prévues dans le cadre du PASEA-RD, figurent :
- – la construction de cinq (5) unités de potabilisation et de traitement d’eau de surface ;
- – la sécurisation de l’alimentation en eau potable de cinq grands centres ruraux ;
- – la fourniture et la pose de 15 000 branchements sociaux ainsi que l’extension de plus de 300 km de réseau ;
- – le soutien aux activités agricoles et pastorales, afin de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer les revenus, particulièrement pour les femmes ;
- – la mise en place de 20 cadres de concertation pour une gestion participative et durable de la ressource en eau, avec une représentativité féminine d’au moins 30 %.
Le PASEA-RD s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, qui place l’accès équitable et durable à l’eau au centre du développement national. Il contribue également à l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n°6, qui vise un accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030.

Au-delà des infrastructures, le projet met un accent particulier sur la gouvernance du secteur. Il encourage un partenariat équilibré entre l’État, le secteur privé, les collectivités territoriales et les usagers. Il prépare également la création prochaine de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Eau (ARSE), un instrument essentiel pour garantir la transparence, l’efficacité et une meilleure qualité de service dans tout le pays.
