Kaolack, le 11 novembre 2025 — Une nouvelle journée de tension a éclaté ce mardi sur le campus de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niasse (USSEIN), notamment sur le site de Khelcom Biram, à Kaolack. Une manifestation d’étudiants a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, faisant plusieurs blessés et entraînant des interpellations.

Un mouvement de colère qui s’intensifie
Dès les premières heures de la matinée, des groupes d’étudiants se sont rassemblés à l’intérieur du campus avant d’étendre la mobilisation à l’extérieur, le long de la route traversant Khelcom Biram. Pour exprimer leur mécontentement, les manifestants ont incendié des pneus et dressé des barricades à l’aide de troncs d’arbres, paralysant complètement la circulation sur l’axe principal. Ce mode d’action rappelle les incidents de février 2025, lorsque des protestations similaires avaient déjà secoué la ville de Kaolack.

Affrontements et intervention des forces de l’ordre
L’atmosphère s’est rapidement détériorée lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour rétablir la circulation. Des échanges de projectiles auraient eu lieu, tandis que les gendarmes ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Plusieurs étudiants ont été blessés, notamment par inhalation de gaz lacrymogène ou lors des bousculades survenues pendant la panique. Selon des sources locales, plusieurs interpellations ont également été enregistrées sur les lieux.

Un malaise étudiant persistant
Si les motifs précis de la manifestation n’ont pas encore été officiellement précisés, ces tensions traduisent un climat d’exaspération croissante au sein de l’USSEIN. Les étudiants dénoncent depuis plusieurs mois les conditions d’étude jugées difficiles, le manque d’infrastructures adaptées et les insuffisances des services sociaux universitaires.

Une situation sous haute surveillance
À l’heure où nous publions ces lignes, la situation demeurait sous contrôle mais tendue, avec un dispositif sécuritaire toujours présent autour du campus. Les autorités locales n’avaient pas encore communiqué de bilan officiel des blessés ni précisé le nombre exact d’interpellations.
