Economie-Ousmane Sonko écarte l’option d’une restructuration : la dette publique du Sénégal reste « viable »

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a affirmé que la dette publique du Sénégal reste « viable » et a écarté toute perspective de « restructuration », contrairement aux recommandations formulées par le Fonds monétaire international (FMI) lors de sa mission de novembre dernier et aux analyses de certains experts nationaux. Selon le FMI, l’endettement du pays atteindrait 132 % du produit intérieur brut.

En 2026, près de 20 % des recettes publiques seront absorbées par le paiement des seuls intérêts de la dette, une contrainte majeure pour le budget de l’État. Tout en reconnaissant l’existence de sérieuses difficultés financières — qu’il qualifie de situation « presque catastrophique » — le chef du gouvernement estime que cette situation est héritée de l’administration précédente et qu’elle peut être surmontée sans recourir à une restructuration.

Le gouvernement entend s’appuyer sur un programme de rationalisation des dépenses et d’optimisation des recettes pour faire face à ses engagements. À ce sujet, Ousmane Sonko a déclaré :

« Tous les travaux que nous avons réalisés nous permettent d’entrevoir la possibilité de sortir de cette situation sans avoir besoin de restructuration. De l’analyse que nous avons faite, notre dette est viable, puisque nous devions pour la rembourser depuis un an et demi. Nous ne pourrons pas comprendre que l’on veuille nous imposer une restructuration dans ces conditions. »

Insistant sur le caractère institutionnel de cette position, le Premier ministre a précisé : « Ce n’est pas une position de M. Ousmane Sonko, c’est une position de M. le président de la République du Sénégal. Chaque partenaire en tire les conséquences qu’il voudra, mais la position officielle, c’est que l’on ne veut pas de cette restructuration. »

Un message sans équivoque adressé au Fonds monétaire international. Fin octobre, les discussions avec l’institution de Bretton Woods n’ont pas permis de conclure un nouveau programme d’appui financier, pourtant jugé indispensable pour alléger les finances publiques du Sénégal et restaurer la confiance de ses partenaires économiques.

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