La 12e Revue sectorielle du PAQUET-EF (Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Équité et de la Transparence dans l’Éducation et la Formation) s’est tenue ce 17 juin 2025 à Diamniadio.
Cet événement stratégique, présidé par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a réuni les ministères en charge de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion. Étaient également présents les partenaires techniques et financiers, les acteurs territoriaux ainsi que des représentants de la société civile.
L’objectif de cette rencontre était de présenter le bilan technique et financier 2024 du PAQUET-EF, d’évaluer les indicateurs de performance des trois sous-secteurs éducatifs et de valider un aide-mémoire pour assurer le suivi rigoureux des recommandations, garant d’un pilotage efficace des politiques éducatives.
Selon le ministre de l’Éducation nationale : “Aujourd’hui, il s’agissait de revisiter l’année 2024, et au-delà. Ce sont des moments extrêmement importants d’introspection, de révision, avec beaucoup d’humilité et surtout d’écoute. Il faut apprendre de nos erreurs, de nos performances, mais aussi de l’environnement, pour mieux comprendre les orientations à prendre. Des recommandations fortes ont été formulées et partagées avec l’ensemble des acteurs. Les indicateurs sur 2024-2025 ont été présentés. Nous avons relevé certaines faiblesses. Nous avons aussi noté des performances. Mais le plus important, c’est d’avancer.”
Le ministre a également insisté sur la portée stratégique de cette revue : “Cette 12e revue est extrêmement importante, car nous sommes à la croisée des chemins. Il y a comme un malaise, et ce malaise s’explique par la complexité des enjeux, la diversité des acteurs, les crises multiformes, et les exigences croissantes de nos compatriotes en matière de souveraineté et de changement.”
Parmi les thématiques évoquées, la question de l’environnement scolaire est revenue de manière récurrente. Le ministre a cité les déficits en infrastructures, la nécessité d’une refondation du système éducatif, ainsi que la révision du cadre réglementaire. “La loi d’orientation est aujourd’hui dépassée. Elle ne prend pas en compte certains aspects essentiels à l’amélioration de l’environnement d’apprentissage de l’élève, comme l’alimentation scolaire. Je n’aime même pas utiliser le terme de ‘cantine scolaire’ car il limite la portée de cette politique.
Quand on parle d’alimentation scolaire, on parle aussi de santé, de nutrition, de changement d’habitudes, mais aussi du monde agricole, de l’économie circulaire, de la transformation locale, de l’implication des femmes. C’est tout un écosystème autour de l’éducation qu’il faut mobiliser”, a souligné Moustapha Mamba Guirassy. En somme, cette revue sectorielle a mis en lumière la volonté du Sénégal de moderniser son système éducatif, en misant sur la redevabilité, l’inclusion et l’innovation, pour répondre aux défis économiques, sociaux et technologiques de demain.
