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Et maintenant, au travail : bâtir un Sénégal fort, souverain et prospère comme promis. (Par Amadou Mbengue)

L’heure n’est plus aux discours creux ni aux promesses sans lendemain. Macky Sall appartient désormais au passé, et le Sénégal est à un tournant décisif. Chaque acteur de la société doit assumer pleinement ses responsabilités pour bâtir un avenir digne des aspirations nationales. Les enjeux sont immenses, mais les priorités sont claires : une jeunesse éduquée et formée, une industrialisation créatrice d’emplois, des lois véritablement au service du peuple, et une vigilance renforcée face aux dérives du pouvoir.

Cependant, un défi de taille persiste : le rôle des partis politiques. Si les partis de gauche doivent impérativement se réinventer pour rester pertinents, ils doivent aussi devenir des vigies actives face à la montée d’un populisme incarné par le PASTEF. Comme l’histoire l’a montré, le populisme, s’il n’est pas encadré, peut rapidement conduire à des dérives. Le peuple saura situer les responsabilités face aux promesses non tenues, car aujourd’hui, tous les leviers du pouvoir sont entre les mains du PASTEF, et ce dernier devra répondre de ses actes. Ainsi le pouvoir devra faire face à une jeunesse désoeuvrée et sans formation mais qui pourrait être un trésor.

La jeunesse sénégalaise : un trésor à cultiver

Le Sénégal ne pourra relever les défis du 21ᵉ siècle sans une jeunesse éduquée et formée. Comme l’a affirmé Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Il est impératif que l’État, les familles et les partenaires privés investissent dans une éducation de qualité, de la petite enfance jusqu’à l’université.

Mais, une éducation de type classique ne suffira pas : elle doit être accompagnée d’une formation technique et professionnelle adaptée au marché de l’emploi. Par exemple, l’essor des secteurs du numérique et des énergies renouvelables peut offrir des opportunités concrètes pour réduire le chômage des jeunes.
Le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle allemand d’apprentissage en alternance, où les jeunes acquièrent une formation pratique tout en contribuant activement à l’économie pour déboucher sur une véritable industrialisation.

L’industrialisation : la clé pour des emplois durables

L’éducation ouvre la voie, mais l’industrialisation est le moteur du développement. Le Sénégal, riche en ressources naturelles et disposant d’une population jeune, doit créer des chaînes de valeur ajoutée dans les secteurs agricoles ( pêche, élevage et agriculture), miniers et manufacturiers.

Prenons l’exemple de Dangote Industries au Nigeria, qui a transformé des matières premières locales pour stimuler l’emploi et réduire les importations. Une vision similaire pourrait être mise en œuvre au Sénégal, en développant la transformation des produits agricoles comme l’arachide, le poisson ,le lait ou le coton.

Le PASTEF, ayant hérité des promesses du Plan Sénégal Émergent (PSE), devra prouver qu’ avec son  » Sénégal vision 2050 « , il peut mieux gérer et coordonner ce prétendu programme. S’il échoue, le peuple ne manquera pas de lui demander des comptes. Ce peuple si magnifique aurait souhaité que la politique se fasse autrement à l’assemblée nationale même si le député provient d’une liste de partis politiques.

Aux députés : des lois au service du peuple

Avec un Parlement largement acquis au PASTEF, les citoyens attendent désormais des lois en phase avec les promesses électorales. Des réformes cruciales comme la réforme foncière, essentielle pour garantir un accès équitable à la terre, ou des lois favorisant l’entrepreneuriat doivent voir le jour et de profondes réformes de la justice.

Comme l’a souligné Amadou Hampâté Bâ : « Celui qui n’écoute pas la voix du peuple n’entendra que l’écho de sa propre chute. » Les parlementaires doivent incarner la volonté populaire et être des protecteurs des intérêts collectifs, sous peine de perdre leur crédibilité.
De plus, l’élite intellectuelle et autres forces vives ont un rôle crucial à jouer.

Aux intellectuels et forces vives : des vigies pour la nation

Face à l’hégémonie actuelle du PASTEF, les partis de gauche, les syndicats et la société civile doivent se positionner comme des contre-pouvoirs vigilants et actifs. Ils doivent non seulement dénoncer les dérives populistes mais aussi proposer des alternatives solides pour éviter que le pays ne sombre dans l’immobilisme ou l’autoritarisme.

Thomas Sankara disait : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. » De même, les forces vives sénégalaises doivent se montrer intransigeantes face aux manquements du pouvoir et encourager une gestion transparente des ressources publiques, notamment dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’emploi.

Le Sénégal est à la croisée des chemins. Le PASTEF a désormais toutes les cartes en main pour concrétiser les espoirs qu’il a suscités. Mais si ses politiques se limitent à un populisme de façade, ce à quoi nous croyons très fortement, il devra faire face à un peuple qui, comme toujours, saura juger.

Les partis politiques, notamment ceux de gauche, doivent se renouveler pour jouer pleinement leur rôle de vigie et proposer une alternative crédible à l’avenir. Quant aux citoyens, leur vigilance et leur mobilisation resteront le meilleur rempart contre toute dérive.

Ensemble, bâtissons un Sénégal où chaque Sénégalais, quelle que soit sa condition, peut rêver d’un avenir meilleur.
Et maintenant, au travail !

Amadou Mbengue dit Vieux Mbengue secrétaire chargé des élections de la coordination de Rufisque et membre du bureau politique du PIT/ SÉNÉGAL .

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