Un mois après le lancement de son plan d’alerte, le G7 — regroupement des principaux syndicats de l’éducation — hausse le ton. Dans un communiqué rendu public hier, la plateforme syndicale dénonce « l’inaction » et « le mépris » du gouvernement face aux accords signés depuis 2022.

Les syndicalistes affirment que, malgré leurs multiples interpellations depuis la rentrée 2025-2026, l’État reste sourd à leurs préoccupations. Ils exigent notamment :
- la signature des décrets attendus sur le statut des décisionnaires et la revalorisation des pensions ;
- la fin des surimpositions sur les rappels ;
- l’achèvement de la Formation Diplômante Universelle (FDU) ;
- la mise à disposition des parcelles d’habitation promises ;
- la digitalisation complète des procédures via E-carrière ;
- un nouveau système de rémunération équitable ;
- la revalorisation des budgets scolaires ;
- la révision du décret sur les LYNAQE et le paiement des indemnités dues.
Le G7 réclame également l’académisation du BFEM afin de renforcer la crédibilité du système éducatif.
Outre ces revendications lourdes, le G7 déplore des problèmes « qui ne devraient plus exister » : retards de paiement des indemnités d’examens, salaires des contractuels et nouveaux diplômés, rémunération des intervenants des CRFPE, ainsi que des redéploiements jugés abusifs, considérés comme la preuve d’une mauvaise planification des ressources humaines.
Pour les syndicats, ces manquements traduisent un « manque de volonté politique » et compromettent tout climat apaisé dans le secteur éducatif.
Ils saluent cependant la discipline des enseignants dans la mise en œuvre du plan d’actions lancé en octobre. Réagissant aux critiques visant leurs dirigeants, accusés de suivisme, les membres du G7 parlent d’« attaques discourtoises » et dénoncent « des reniements motivés par des intérêts personnels ».
Face au silence du gouvernement, le G7 annonce un nouveau plan d’actions :
- Mardi 18 novembre 2025 : débrayage à 9h, suivi d’assemblées générales départementales ;
- Mercredi 19 novembre 2025 : grève totale sur toute l’étendue du territoire.
La plateforme prévient qu’elle pourrait aller vers des actions de grande envergure, incluant des marches dans toutes les régions si l’État maintient « sa stratégie dilatoire ».
Pour finir, le G7 exhorte le gouvernement à faire de l’école une priorité nationale :
« L’avenir du pays dépend de la stabilité et de la qualité de son système éducatif. »
