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Guédiawaye : fin de cavale pour S. SECK, un faux “multiplicateur de billets” actif sur TikTok

La Sûreté Urbaine du Commissariat central de Guédiawaye a mis fin aux agissements de Seydou Seck, présenté comme un faux marabout spécialisé dans la prétendue « multiplication de billets ». Le mis en cause est poursuivi pour association de malfaiteurs, charlatanisme, vol en réunion avec violence, ainsi que pour usage d’armes blanche et à feu.

L’affaire trouve son origine sur le réseau social TikTok, où le suspect diffusait des vidéos dans lesquelles il exhibait d’importantes liasses de billets, promettant à ses abonnés des richesses rapides grâce à des pratiques mystiques. Séduit par ces publications, un couple prend contact avec lui en 2024.

Après une première « consultation » réglée par transfert d’argent via mobile money, Seydou Seck propose une opération qu’il présente comme infaillible : transformer 4,1 millions de francs CFA en 575 millions de francs CFA. Convaincu, le couple accepte de le rencontrer à Kaolack pour finaliser le rituel.

Sur place, les victimes sont entraînées dans un long périple, passant par une station-service EDK, puis par la localité de Sibassor, avant d’être conduites en calèche jusqu’au cœur de la brousse. C’est là que la situation dégénère. Le guide disparaît soudainement, un individu armé d’une machette surgit, tandis que Seydou Seck apparaît à son tour, brandissant une arme à feu.

Prétextant un rituel de « libération » de valises de billets éparpillées au sol, le suspect exige une somme supplémentaire de 3 millions de francs CFA destinée à l’achat de parfums mystiques. Face au refus du plaignant, le faux marabout prend la fuite avec l’argent déjà encaissé.

Après les faits, Seydou Seck se réfugie en Gambie, avant de faire l’objet d’un signalement via Interpol. Il sera finalement localisé à Pikine, puis interpellé par les éléments de la Sûreté Urbaine à Guédiawaye.

Entendu par les enquêteurs, le mis en cause est passé aux aveux. Il a notamment tenté de justifier la détention illégale de son arme à feu par la nécessité de « tester l’efficacité de ses gris-gris ». Placé en garde à vue, il devra répondre de ses actes devant la justice, tandis que l’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices.

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