L’Intersyndicale de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor a organisé, lundi 17 août 2026, un sit-in pour dénoncer les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés les travailleurs et les patients. Réunis autour du SAMES, du SYNTRAS et du SUTSAS, les syndicats ont annoncé un plan d’action comprenant des grèves et des sit-in jusqu’à la fin du mois d’août.

Brassards rouges au bras, les travailleurs de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor ont manifesté leur mécontentement devant la presse. À travers cette mobilisation, l’Intersyndicale entend alerter sur une situation qu’elle juge « préoccupante et intenable » pour le personnel comme pour les usagers.
La déclaration a été lue par le Dr Ousmane Diba, secrétaire général du SAMES et coordonnateur de l’Intersyndicale. Le syndicaliste a notamment dénoncé les ruptures récurrentes de réactifs biologiques, ainsi que les dysfonctionnements de plusieurs équipements médicaux essentiels.

Des équipements médicaux à l’arrêt
Selon le Dr Diba, la radiographie numérique et le scanner sont restés hors service pendant plus de six mois, tandis que la Casamance serait privée d’IRM depuis trois ans. « Un hôpital ne peut pas fonctionner durablement dans ces conditions », a-t-il déclaré, estimant que ces difficultés compromettent la qualité de la prise en charge des patients. « Comment garantir des soins de qualité lorsque certaines analyses ne sont plus réalisées et que les droits financiers des agents sont irrégulièrement payés ? », s’est-il interrogé.
Pour l’Intersyndicale, les difficultés matérielles s’ajoutent ainsi aux problèmes sociaux et administratifs auxquels font face les travailleurs.

22 revendications au cœur de la mobilisation
Les syndicats ont réitéré leurs 22 revendications, qui portent notamment sur la réparation et la maintenance des équipements, la régularisation des cotisations sociales, le renforcement des effectifs et la réhabilitation de l’établissement hospitalier. Le coordonnateur de l’Intersyndicale insiste sur les conséquences concrètes de ces insuffisances. « Un équipement médical en panne ou un service sous-doté en personnel ne sont pas de simples détails administratifs, ce sont des problèmes qui ont des conséquences humaines », a-t-il souligné.

Des grèves annoncées jusqu’à fin août
Face à ce qu’ils considèrent comme l’absence de réponses concrètes à leurs revendications, les travailleurs ont décidé de passer à une nouvelle étape dans leur mobilisation. Un plan d’action prévoit ainsi l’organisation de grèves et de sit-in jusqu’à la fin du mois d’août. « L’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes », a martelé le Dr Ousmane Diba.

L’Intersyndicale assure toutefois que ces mouvements seront organisés dans le respect des urgences et du service minimum. Les travailleurs disent rester mobilisés et déterminés à obtenir des réponses aux difficultés soulevées, au nom, selon eux, de la défense de leurs droits mais aussi de l’amélioration de la qualité des soins dans la région. « La santé n’attend pas, les travailleurs ont des droits et les populations ont droit à des soins de qualité », a conclu le coordonnateur de l’Intersyndicale.
