L’hospitalisation d’un adolescent de 17 ans pour overdose a conduit les policiers du commissariat d’arrondissement de Dieuppeul à mettre au jour un vaste réseau de trafic de haschisch et de médicaments psychotropes opérant entre Liberté 6 et Sacré-Cœur.

Une mère en détresse à l’origine de l’enquête
C’est une mère désespérée, Mme N.S. Diouf, qui a alerté la police. Son fils, élève en classe de seconde, venait d’être hospitalisé après avoir consommé massivement du haschisch et des comprimés psychotropes. Reçue par le commissaire Youssoupha Thioub, elle a livré des informations décisives, permettant aux enquêteurs d’exploiter le téléphone portable du jeune patient.
Arrestation d’un trafiquant de haschisch
L’exploitation des données a permis d’identifier un suspect : B. Dramé, 19 ans, qui écoulait du haschisch à Liberté 6 et Sacré-Cœur. Se faisant passer pour conducteur de moto-taxi, il utilisait son deux-roues pour ses livraisons.
Un agent infiltré a passé une commande de 15 000 FCFA. Le rendez-vous piégé, fixé au rond-point JVC, a conduit à son arrestation. Les policiers ont saisi un iPhone, une sacoche Lacoste contenant la somme convenue et une plaquette de haschisch.
Placé en garde à vue, il a reconnu son rôle de trafiquant sans dévoiler ses fournisseurs. L’analyse de son téléphone a mis en évidence de nombreuses transactions via Wave et Orange Money, laissant supposer l’existence d’un réseau structuré. Il a été déféré jeudi dernier devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
Le volet psychotrope du trafic
Les investigations ont également permis d’arrêter A. Cissé, 26 ans, étudiant en Licence 1 Transport-Logistique, identifié comme fournisseur de médicaments psychotropes à plusieurs jeunes de la zone.
Interrogé, il a révélé s’approvisionner illégalement auprès de F. Dieng, employée d’une pharmacie du secteur. Cette dernière a reconnu avoir vendu, sans ordonnance, des médicaments classés tableau 2, strictement réglementés.
Suites judiciaires
L’étudiant et la vendeuse en pharmacie ont été placés en garde à vue pour usage abusif, trafic et détournement de substances psychotropes. Leur déferrement devant le parquet était prévu ce lundi.
Quant à la victime, elle se trouve toujours hospitalisée.
